Un looping en voiture de série, ce n’est plus de la science-fiction. La Voyah Passion S, berline électrique chinoise, vient de réaliser un exploit qui semblait réservé au cinéma : boucler un looping complet, comme dans Speed Racer.
Avec son centre de gravité bas et sa puissance instantanée, l’engin a relevé le défi sans modification majeure. Une prouesse qui en dit long sur la maîtrise technique du constructeur. Si vous pensiez que les voitures électriques n’avaient pas de sensations fortes, cette démonstration risque de vous faire changer d’avis. Le bitume s’en souvient encore.
La Voyah Passion S boucle un looping et lance un concentré de tech à prix agressif :
- Un looping complet revendiqué, malgré une vidéo d’échec volée, pour prouver robustesse et sécurité.
- Dès 229 900 yuans, jusqu’à 740 km d’autonomie, recharge 20‑80 % en 10 min, LiDAR Huawei et conduite autonome.
- Mais la polémique sur l’authenticité du looping entretient le doute sur la fiabilité réelle du constructeur.
Un lancement commercial sous le signe du défi technique
D’emblée, Voyah a officialisé la Passion S sur le marché chinois. Cette nouvelle FUV électrique se décline en trois finitions. Son prix de base s’établit à 229 900 yuans soit 29 393,63€. La version haut de gamme culmine à 279 900 yuans soit 35 786,33€.
À titre de comparaison, les préventes visaient un sommet de 309 900 yuans soit 39 621,95€. Une telle baisse tarifaire traduit une stratégie commerciale agressive. Par ailleurs, ce lancement s’accompagne d’une polémique autour d’un défi spectaculaire. Le constructeur a diffusé une vidéo de boucle de tunnel à 360 degrés. Finalement, cette démonstration a suscité des doutes immédiats.
La controverse autour du looping de tunnel
À cet égard, les internautes ont rapidement contesté l’authenticité de la séquence. Voyah a insisté sur une prise de vue réelle sans effets spéciaux. Quoi qu’il en soit, une vidéo volée d’un échec a circulé. On y voyait un prototype camouflé chuter du plafond. Ce ratage tend à crédibiliser une tentative physique. De surcroît, aucun incendie de batterie n’a suivi l’accident.
Ce point souligne la sécurité des accumulateurs modernes. Pour lever les doutes, une version non coupée en un seul plan a été diffusée. Finalement, la firme espère ainsi restaurer sa crédibilité technique.
Une silhouette aérodynamique et campée
Au demeurant, le design de la Passion S mise sur l’agressivité. La face avant adopte un style baptisé « Aile Kunpeng ». Des phares en anneau flottant encadrent un logo lumineux. Le coefficient de traînée atteint 0,24. Une grille active et dix conduits traversants optimisent le flux d’air. Dix-neuf ouvertures sont réellement fonctionnelles. La carrosserie fastback repose sur des jantes de 21 pouces. À l’arrière, deux crochets supportent chacun trois kilos. Ils servent à accrocher un écran de projection en camping. En somme, ce SUV coupé combine esthétique et praticité.
Un habitacle technologique enveloppant
Qui plus est, l’intérieur propose une expérience numérique dense. Un cockpit enveloppant intègre deux écrans flottants de 15,6 pouces. L’affichage tête haute atteint 29 pouces. L’instrumentation numérique mesure 8,8 pouces. Le système roule sous Harmony Space 5.2. Cette plateforme prend en charge l’assistant vocal MoLA. Par ailleurs, une sono de 2 160 watts compte 27 haut-parleurs. Un réfrigérateur intelligent de 6,6 litres régule de -6 à 50 degrés. Dès lors, le confort à bord vise le haut de gamme. Finalement, chaque détail renforce l’ambiance premium.
Une panoplie de capteurs pour la conduite autonome
En outre, la Passion S embarque un arsenal de perception avancé. Un LiDAR 896 lignes à double chemin équipe le véhicule. Cinq radars 4D à ondes millimétriques complètent le dispositif. Cet ensemble matériel active Huawei Qiankun ADS 5.0. La conduite autonome urbaine et autoroutière devient possible. Une fonction de parking de bout en bout est annoncée. La sécurité passive repose sur une structure en cage. Le ratio de matériaux haute résistance grimpe à 91,3 %. La rigidité torsionnelle atteint 48 415 N·m/degré. Finalement, ce châssis promet robustesse et sérénité.
Des motorisations puissantes et une charge éclair
Il convient de noter que deux configurations mécaniques sont proposées. La propulsion arrière développe 300 kW de puissance. La transmission intégrale cumule 475 kW. Le couple permet des accélérations vigoureuses. Grâce à l’architecture 800V 5C, la charge est ultrarapide. Une batterie de 81 ou 98 kWh offre jusqu’à 740 kilomètres. En dix minutes, la charge passe de 20 à 80 %. Cela représente un gain de 474 kilomètres. La suspension avant à double triangulation assure la tenue de cap. Finalement, les versions hautes disposent d’une suspension pneumatique.
Un positionnement tarifaire concurrentiel et des doutes persistants
En définitive, la Passion S affiche des arguments solides. Son rapport prix-équipement se révèle agressif sur le segment. Les technologies embarquées dépassent largement la moyenne. Toutefois, la polémique du looping souligne un déficit de confiance. Les consommateurs attendent des preuves tangibles. La vidéo non coupée n’a pas totalement éteint le scepticisme. Voyah devra rassurer sur la fiabilité réelle du véhicule. En somme, le produit séduit sur le papier. Reste à prouver sa robustesse sur la durée.n
- Partager l'article :
