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2017 sera-t-elle l’année de l’IoT ?

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46 millions d’objets connectés et capteurs installés chez les consommateurs. C’est la projection que fait le cabinet Juniper Research pour 2021. Une augmentation de 200% par rapport à ce qui est prévu pour la fin de l’année 2017. Parmi les raisons pouvant justifier cette explosion on trouve notamment une prévisible baisse des prix. 2017 devrait représenter une première étape importante dans le développement des objets connectés dans notre domicile. Pour beaucoup de spécialistes, il s’agira véritablement de « l’année 0 » des objets connectés. Mais pour que l’IoT (Internet of Things ou Internet des Objets en françis), trouve sa place au soleil, il sera nécessaire de vaincre certaines barrières et de trouver les outils nécessaires pour toucher un public plus large. 

Le contrôle vocal pour simplifier l’usage

Les objets connectés touchent principalement aujourd’hui une population connectée et « tech-savy ». L’IoT dans sa configuration actuelle requiert souvent des réglages un peu techniques, utiliser un smartphone, bref mettre les mains dans le cambouis. 

Mais, le succès de Google Home et Amazon Echo montrent le chemin à suivre pour les entreprises Les internautes souhaitent des objets clairs et simples d’usage. Le contrôle vocal est la clé pour avancer de manière déterminante dans cette direction. Il ne sert à rien de multiplier les options s’il n’y a personne pour les utiliser.

« L’interaction des consommateurs avec les appareils et services de leur quotidien, à la maison, en voiture, en déplacement, va continuer d’évoluer en 2017 et devenir plus personnelle et plus ciblée », explique Jennifer Kent, directrice de la qualité de la recherche et du développement produit chez Parks Associates.

IoT

Investissements records dans l’IoT

Si les starts-up continuent de créer des objets, c’est bien parce qu’elles sont capables de lever des financements. Si le crowdfunding joue pour une part non négligeable, les investisseurs restent en première ligne.

Selon le cabinet IoT Analytics, il y avait fin 2016 plus de 10.000 projets IoT à travers le monde. 44% d’entre eux aux Etats-Unis et 35% en Europe. Soit une augmentation de plus de 500% comparé à fin de 2013.

Les géants de la high-tech et d’autres acteurs prévoient d’investir pas moins de 17,6 milliards d’euros en 2017 dans le domaine de la domotique. Le premier secteur concerné est celui de la gestion de la consommation. Qu’il s’agisse de l’eau ou de l’électricité, rationner ses dépenses énergétiques devient une priorité tant économique qu’écologique.

 

Transformer le monde du travail

Le grand public est et restera le premier consommateur d’objets connectés. Le cabinet Juniper estime qu’en 2021, ils représenteront 67% du marché. Ce qui signifie qu’il reste plus de 30% pour le monde du travail. Selon une étude de l’institut Gartner, la réalité virtuelle et l’IOT vont prendre une place croissante dans les entreprises.

Par exemple, les wearables peuvent être utilisés de deux façons différentes. Pour éviter le surmenage grâce aux applications santé mais aussi comme badge d’accès personnalisé. Réalité virtuelle et augmentée pourront eux être utilisés pour former les employés. Ils peuvent aussi apporter plus d’informations dans une relation client. Le secteur de la grande distribution a déjà compris l’intérêt qu’il pouvait en tirer. Parmi les exemples, on trouve,  la gestion de stocksi ou l »expérience enrichie pour les clients. IoT

Surtout, ce sont au final différents types d’objets connectés qui intéresseront au final les particuliers et les entreprises. « Outre les systèmes liés à la voiture connecté, les applications qui seront les plus utilisées par les consommateurs seront les téléviseurs intelligents et les décodeurs numériques, tandis que les compteurs électriques intelligents et les caméras de sécurité commerciales seront les plus utilisés par les entreprises », affirme Peter Middleton, directeur de recherche chez Gartner.

Le défi de la sécurité

Si à l’heure actuelle, les ventes restent limitées, deux facteurs entrent principalement en jeu. Tout d’abord la sécurité informatique. Les attaques DDoS massives utilisant les objets connectés ont fait l’actualité en 2016. Mirai, Dyn ou Leet, autant d’armées de bots principalement constituées par les membres de l’IoT. Des dizaines de milliers d’objets sont utilisés dans ce cadre.

Le problème, c’est que cela ne semble pas prêt de s’arrêter. Selon une étude publiée au début du mois, par Arxan et IBM, 80% des applications IoT ne sont pas testées contre les attaques informatiques. Il devient donc urgent d’augmenter le niveau de sécurité. Si la sécurité totale est impossible, investisseurs et clients seront plus enclins à acheter s’ils sont rassurés.

La confiance, c’est la clé et elle est liée au deuxième problème. Face au manque de sécurisation, les données personnelles peuvent se retrouver compromises. Par ailleurs, les identifiants d’administrateur pour se connecter à l’objet sont souvent ceux fournis par défaut, rendant l’accès facile. Bref, il est plus que temps de mettre de véritables barrières pour protéger l’IOT.

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L’IoT, une force d’innovation

L’IoT représente aussi une autre dimension à ne pas négliger. Il suffit de se pencher sur la quantité de starts-up qui proposent des objets innovants chaque mois pour le comprendre.  C’est l’une des principales clés pour continuer à favoriser l’investissement dans le domaine de la technologie grand public en général. « L’internet des objets est la force motrice à l’œuvre dans la réinvention des marchés de la technologie de grande consommation et du divertissement », conclut Brett Sappington,  directeur sénior de la recherche chez Parks Associates.

Si vous souhaitez connaître les grandes tendances de l’Internet des Objets (IoT), les dernières actualités, rendez-vous dans notre rubrique dédiée.

 

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