L’entreprise Anker Innovations introduit THUS, une architecture de puces qui permet d’exécuter l’IA localement.
Le fabricant Anker Innovations s’attaque à un obstacle de taille : la gourmandise énergétique de l’intelligence artificielle. Avec sa nouvelle plateforme de puces baptisée THUS, l’entreprise veut intégrer des réseaux neuronaux directement dans nos objets quotidiens. Fini le passage obligé par des serveurs lointains, tout se joue désormais au cœur du silicium, avec une efficacité redoublée pour nos futurs accessoires.
En finir avec l’héritage de 1945
L’informatique actuelle traîne un boulet vieux de quatre-vingts ans. Depuis les travaux de John von Neumann, les machines séparent strictement le stockage des données et leur traitement. Ce va-et-vient permanent entre la mémoire et le processeur épuise les batteries, surtout quand il s’agit de gérer les millions de paramètres d’une IA. Anker a donc choisi de briser ce schéma classique pour s’inspirer de la biologie humaine.
Le concept repose sur le « compute-in-memory« . Au lieu de déplacer les informations, la puce effectue ses calculs là où elles dorment. Steven Yang, le patron de la marque, explique que cette méthode change radicalement la donne. Selon lui, avec les opérations directement sur place, on élimine les transferts gourmands en électricité. Cela permet enfin d’imaginer une intelligence réelle dans des produits très petits.
Le silence s’installe dans les écouteurs
Le premier terrain d’expérimentation choisi par la firme est celui de l’audio sans fil. C’est un choix logique : les écouteurs disposent de peu de place et d’une autonomie limitée. La puce THUS installée dans ces appareils offre une puissance de calcul 150 fois supérieure aux modèles précédents pour traiter les sons extérieurs. On ne parle plus d’un simple filtre, mais d’une analyse fine de l’environnement sonore en temps réel.
Cette technologie baptisée Clear Calls s’appuie sur huit micros et des capteurs à conduction osseuse. Le système isole la voix avec une précision inédite, même dans le brouhaha d’une station de métro ou d’une rue bondée. L’idée est de garantir une conversation limpide sans que le processeur ne vide la batterie en dix minutes.
Une ambition qui dépasse le simple son
Si les prochains modèles Soundcore seront les premiers servis, le projet voit bien plus loin. La production, localisée en Allemagne, doit alimenter tout l’écosystème du groupe. Des batteries externes aux objets de la maison connectée, chaque accessoire pourrait bientôt embarquer son propre cerveau électronique. Les détails techniques complets seront dévoilés lors de l’Anker Day à New York le 21 mai 2026 prochain.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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