in

YouTube se bat contre la désinformation, mais se rapproche de la censure

Les annonceurs ne veulent pas que leurs vidéos soient associées à des vidéos qui contredisent certaines tendances. C’est la raison même de l’adoption de la loi anti-désinformation.

YouTube est réputé pour sa position vis-à-vis d’une certaine désinformation. Cette fois-ci, ses actions se sont étendues à la science du climat.

YouTube, un fervent opposant à la désinformation

Google vient de publier une nouvelle loi anti-désinformation et dont l’application est prévue pour ce novembre 2021. Elle interdit les publicités et la monétisation des contenus remettant en cause les « consensus scientifiques bien établis ». Cette loi nouvellement adoptée se rapporte particulièrement au changement climatique. Ses principales cibles sont les vidéos traitant ce phénomène de canular. Il a aussi dans le collimateur celles réfutant le lien existant entre le réchauffement climatique et l’Homme.

La firme souligne cependant autoriser les publicités des vidéos traitant des sujets relevant du domaine climatique. Il en est ainsi de celles parlant du niveau exact d’implication de l’Homme dans la survenue du changement climatique.

YouTube ne prend pas à la légère ses décisions relevant de l’application de cette loi anti-désinformation sur le changement climatique. Il se base sur l’expertise des contributeurs au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat dans le monde de l’ONU.

La portée de cette loi anti-désinformation

Cette opposition à la désinformation sur le changement climatique, est motivée par une raison financière. Il ne faut pas relier les publicités à des supports reniant le réchauffement climatique. C’est contre les attentes des annonceurs. Les créateurs refusent d’ailleurs systématiquement l’intégration de ce genre de vidéos ou publicités sur leurs pages. YouTube ne veut pas perdre de l’argent et des clients pour une position factice. Il a préféré abandonner la monétisation des annonces épaulant le déni du changement climatique.

Ce déni ne comporte toutefois pas de risque de préjudice à court terme. YouTube peut de ce fait, conserver le contenu incriminé visible en faveur de la liberté d’expression et de pensée. C’est aussi dans le but de lancer des débats scientifiques. Sa prise de position vise donc aussi à décourager les éventuelles tentatives de tirer profit de la désinformation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *