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Quand le FBI se joue de Tim Cook

Tim Cook, refusant de livrer les données d'un des terroristes de l'attaque de San Bernardino est en plein bras de fer avec le gouvernement américaine

Au prise avec le gouvernement et la justice américaine, Tim Cook, le PDG d’Apple, refusait de livrer les données stockées sur le téléphone d’un des terroristes de l’attentat de San Bernardino. Une affaire désormais classée, après que le FBI ait finalement réussi à hacker le smartphone…

Approché la semaine dernière par plusieurs pirates anonymes, le FBI a finalement pu accéder aux données de l’iPhone du terroriste, et ce, sans l’aval de Tim Cook. Le gouvernement indique dans un document adressé à la justice avoir «accédé avec succès aux données stockées sur l’iPhone de (Syed) Farook et n’a donc plus besoin de l’assistance d’Apple». Des données précieuses pour la suite de l’enquête menée par la police fédérale suite aux attentats perpétrés par Syed Rizwan Farook à San Bernardino (Californie). La fusillade avait fait 14 morts le 2 décembre dernier.

Entre temps, un juge américain avait réclamé à Apple qu’il permette au FBI d’accéder au contenu crypté du téléphone. Une procédure désormais abandonnée par le service de renseignement américain.

Apple craint que cette concession offerte au FBI ne soit pas à usage unique

Jusqu’à présent, le successeur de Steve Jobs campait sur ses positions. Selon lui cette affaire dépasse le cadre des données d’un seul utilisateur. Il craint que cette « backdoor » offerte à l’agence fédérale américaine « menace la sécurité » et la vie privée de l’ensemble de ses clients.

Refusant de livrer les données d'un des terroristes de la tuerie de San Bernardino, Tim Cook est en plein bras de fer avec le gouvernement de son pays
Refusant de livrer les données d’un des terroristes de la tuerie de San Bernardino, Tim Cook est en plein bras de fer avec le gouvernement de son pays

Il faut comprendre l’entêtement de Tim Cook par la ligne de conduite de sa société. Cette dernière propose certes des appareils à un prix élevé mais revendique une politique de confidentialité irréprochable vis à vis de ses clients. Apple aime se différencier sur ce point par rapport à ses concurrent, Google et Facebook en tête évidemment.

Tim Cook avait reçu un soutien de poids

Sundar Pichai, le PDG de la firme de Mountain View avait en effet précisé sur Twitter être d’accord avec la lettre adressée par Tim Cook aux autorités. Selon lui, « forcer les entreprises à accepter le hacking pourrait compromettre la vie privée des utilisateurs ».

Le principal concurrent d'Apple est venu affirmer son soutien à la firme à la pomme par la voix de son concurrent
Le principal concurrent d’Apple est venu affirmer son soutien à la firme à la pomme par la voix de son concurrent

L’importance croissante de la protection des données dans l’opinion publique américaine

Suite aux révélations réalisées il y a 3 ans par Edward Snowden, ancien employé de la NSA, l’opinion américaine accorde une importance croissante à la protection de leurs données. L’assurance pour le client de voir ses informations personnelles protégées est devenue pour les géants de la Silicon Valley un véritable argument de vente.

Un bras de fer remporté cette fois par le bureau fédéral, prouvant au passage une fois de plus qu’il lui était possible d’accéder à n’importe quelle données, en toute impunité.

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