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The Crow 2024 : les incohérences du film par rapport au chef d’œuvre des années 90 !

The Crow 2024

Le Corbeau immortel se lève à nouveau, mais avec quel héritage ? Le remake de “The Crow” de 2024 débarque avec la lourde tâche d’honorer le chef-d’œuvre gothique de Brandon Lee. Entre néon, vengeance et rock’n’roll, notre analyse plonge dans cette renaissance pour voir si elle capture l’âme sombre et romantique de l’original. 

Les fans des années 90, préparez vos cœurs : on détermine si cette nouvelle mue est un hommage poignant ou un simple coup de peinture sur un mythe.

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Le Corbeau a-t-il perdu ses plumes ?

Près de trente ans après le film culte d’Alex Proyas, The Crow revient sous la direction de Rupert Sanders. Cette fois, c’est Bill Skarsgård qui incarne Eric Draven, un homme ressuscité par une force mystérieuse pour venger la mort de sa bien-aimée, Shelly. Mais cette nouvelle mouture, loin de se contenter de rendre hommage, entreprend un remaniement complet du mythe. Pour le meilleur, et parfois pour le pire.

Eric et Shelly : un couple enfin en chair et en os ?

L’une des différences les plus marquantes concerne le couple central. Dans le film de 1994, Shelly (interprétée par Sofia Shinas) n’apparaissait principalement qu’en flashbacks, conférant à leur amour une aura fantomatique qui alimentait la quête d’Eric. La version 2024 prend le contrepied. On y suit la rencontre d’Eric et Shelly (jouée par FKA Twigs) en centre de désintoxication, leur amour naissant, et les petits bonheurs volés avant le drame. Les fans découvrent ainsi une relation plus charnelle et tangible, donnant un poids différent à la tragédie.

Des artistes maudits, mais différents

Exit le guitariste rockstar et sa muse. Le nouvel Eric est un poète tatoué, hanté par la perte de sa mère et d’un cheval dans son enfance. Ses peintures corporelles ne sont plus un simple look gothique, mais l’expression de son art. Shelly, quant à elle, est une pianiste et chanteuse. Cette reconstitution de leurs personnalités artistiques cherche à ancrer leur romance dans une créativité partagée, loin des paillettes du nightclub de Top Dollar.

Une fin tragique, mais sans la même violence

La scène du meurtre originelle, d’une brutalité insoutenable, marquait les esprits. En 1994, Shelly était violée et assassinée, Eric jeté par la fenêtre. La version Sanders opte pour une violence tout aussi glaçante, mais différente : le couple est retrouvé suffoqué sous un sac plastique. Si l’agression sexuelle est écartée, la scène n’en reste pas moins un moment de torture psychologique intense, avec les corps abandonnés sur place, renforçant l’impuissance et l’horreur de la situation.

Un méchant tout droit sorti de l’enfer

Adieu les motivations bassement matérielles. Le méchant de 1994, Top Dollar, était un promoteur immobilier sans scrupule. Son homologue de 2024, Roeg (Danny Huston), est une créature démoniaque. Ayant pactisé avec des forces obscures, il contrôle les esprits pour pousser ses victimes au suicide et s’abreuve de leur essence vitale. Il fait tuer le couple car Shelly possède une vidéo le compromettant. Le conflit devient ainsi une lutte cosmique entre le bien et le mal, bien loin des trafics immobiliers de Détroit.

Un guide spirituel et un passage par les limbes

L’original avait dû renoncer au « Skull Cowboy », guide spirituel présent dans les comics, suite au décès tragique de Brandon Lee. Le remake réintègre cette figure avec Kronos (Sami Bouajila), une entité qui ressuscite Eric depuis un lieu mystérieux : les limbes. Ce n’est plus un corbeau se posant sur une tombe. C’est une rencontre dans un bâtiment de béton aux bassins d’eau noire, portes d’entrée vers l’enfer. Le corbeau lui-même, élément central du mythe, est relégué au rôle de simple présage visuel, une absence notable pour de nombreux puristes.

La force de l’amour mise à l’épreuve

Le cœur du récit originel reposait sur un amour si pur qu’il transcendait la mort. Ici, cet idéal est sciemment mis en péril. Kronos soumet Eric à une terrible épreuve : s’il doute de l’amour de Shelly, il perdra son immortalité. Cette faille, exploitée quand Eric découvre des images compromettantes de Shelly (sans savoir qu’elle était sous emprise), introduit une vulnérabilité nouvelle et handicape le héros lors de l’affrontement final.

Une fin qui laisse (trop) de place au doute

Le but final a radicalement changé. Là où l’Eric de Brandon Lee trouvait la paix aux côtés de l’esprit de Shelly, le nouvel Eric se voit promettre une résurrection pour eux deux s’il réussit. Mais son doute a brisé le pacte. L’épilogue, délibérément ambigu, montre Shelly revenant à la vie dans leur appartement, laissant planer le doute : Eric a-t-il réussi ? Le temps a-t-il été réécrit ? Ou tout cela n’était-il que le rêve fiévreux d’une overdose ? Cette fin ouverte, que Skarsgård lui-même aurait contestée, a largement contribué à la froideur critique et commerciale du film.

En voulant moderniser et complexifier le mythe, cette réinvention 2024 de The Crow a peut-être perdu de vue l’essence brute et poétique qui faisait la force de l’original. Elle offre un nouveau regard. Il est plus charnel et métaphysique, mais peine à capturer la fulgurante mélancolie qui a rendu le premier film immortel. Le corbeau a changé de plumage, mais son chant semble moins perçant.

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Au cœur de l'équipe TechNPlay, en tant que rédactrice en chef, je suis votre sentinelle dédiée à l'univers fascinant des montres connectées et des véhicules électriques. Etant donné que la technologie évolue à la vitesse de la lumière, ces petits bijoux technologiques suscitent mon admiration et ma curiosité. Chaque avancée...

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