L’EPOMAKER GX1 attire d’abord par son tarif accessible. Son intérêt varie toutefois fortement selon l’appareil avec lequel vous comptez l’utiliser.
Le marché des casques gaming est saturé, et trouver un modèle complet sans dépasser son budget reste compliqué. C’est sur ce terrain que se positionne l’EPOMAKER GX1. Vendu sous les 50 euros, ce casque affiche pourtant une fiche technique ambitieuse. Il combine une connexion sans fil très stable, et vous pouvez aussi opter pour le filaire. Le casque adopte également une conception ouverte, des transducteurs de 50 mm et un microphone avec réduction du bruit environnemental.
Sur le papier, l’ensemble paraît difficile à prendre en défaut à ce tarif. À l’usage, le constat se révèle plus nuancé. Le modèle propose beaucoup pour son prix, mais il suscite aussi des avis très partagés. La raison tient surtout aux différences d’expérience selon la plateforme utilisée. Son comportement sur PC ou smartphone ne reflète pas toujours celui observé sur console. Certaines limitations techniques y deviennent rapidement plus visibles.
La fiche technique de l’EPOMAKER GX1
- Audio et haut-parleurs : haut-parleurs dynamiques de 50 mm (réponse en fréquence : 20 Hz – 20 kHz, distorsion harmonique totale ≤ 3 %, équilibre des canaux ≤ 5 dB). Conception ouverte (open-back)
- Microphone : microphone intégré et microphone externe détachable sur tige avec technologie ENC (annulation de bruit environnemental)
- Connectivité : triple mode (sans fil 2.4 GHz avec dongle, Bluetooth, et filaire avec Type-C vers 3.5 mm ou USB)
- Latence : 25 ms en 2.4G ; entre 34 ms et 200 ms en Bluetooth
- Batterie et autonomie : batterie de 2000 mAh. Jusqu’à 70 heures d’autonomie sans RGB, et 30 heures avec RGB activé. Temps de charge d’environ 3 heures et 20 minutes
- Ergonomie et design : poids d’environ 320 g, arceau ajustable sur 7 niveaux. Finition pulvérisée à l’huile et galvanisée
Ma première fois avec un casque ouvert
À chaque fois que je pose le casque sur la tête, je ressens moins cette sensation d’entrer dans une bulle. Cela se remarque surtout avant même d’allumer le son. J’entends ma propre respiration et les discussions dans la pièce à côté. C’est pratique pour surveiller les enfants pendant une partie, mais le format ouvert n’aide pas beaucoup à se concentrer. L’avantage de cette conception est de pouvoir entendre naturellement sa propre voix en parlant. L’effet d’occlusion est bien moins présent, ce qui évite de hausser inutilement le ton pendant une partie en ligne.
En revanche, je peux jouer pendant des heures sans chauffe ni moite avec l’EPOMAKER GX1. L’air circule à travers les grilles extérieures, ce qui limite l’accumulation de chaleur dans les oreillettes. En matière de confort thermique, c’est un casque très plaisant à porter. Le modèle est plus lourd que mon ancien i30 de Turtle Beach sur le papier. Il est tellement plus confortable, qu’il donne l’impression d’être plus léger.
Plus un casque pour PC que pour tout autre appareil
Vous avez accès au logiciel dédié, EPOMAKER GX1 Driver, pour ajuster l’égaliseur audio. Ce logiciel permet de régler la sensibilité et les paramètres du micro. Il sert aussi à activer ou à désactiver le Surround 7.1 virtuel. Le casque est géré de manière brute, en plug-and-play, sur console. Vous ne bénéficiez pas de l’application ni du Surround 7.1 virtuel du constructeur. Sur PS5, vous devez vous reposer uniquement sur l’audio 3D natif de la console.
Une chambre à la maison me sert de bureau pour travailler et pour jouer sur PC. C’est un environnement contrôlé et souvent calme, ce qui est idéal pour le GX1. L’expérience est moins agréable quand je joue sur console dans le salon. C’est une pièce partagée avec du passage et du bruit ambiant, notamment à cause des enfants. Sans isolation passive, les bruits extérieurs restent facilement audibles, et je suis souvent gêné. Si je monte le volume, une partie du son s’échappe des oreillettes. Ma femme n’aime pas vraiment quand elle vient se blottir contre moi pendant que je joue.

Des fonctionnalités avec leurs compromis
L’EPOMAKER GX1 possède un micro externe détachable sur tige, accompagné d’un système de réduction du bruit environnemental (ENC). Sur le papier, cette technologie doit mieux isoler la voix des bruits parasites, comme les frappes d’un clavier mécanique. À l’usage, le résultat se montre plus inégal. Dans un environnement bruyant, l’algorithme atténue bien une partie des sons indésirables. En revanche, il peut aussi trop filtrer la voix. Le rendu devient alors plus étouffé, avec un timbre parfois artificiel, voire légèrement robotique pendant les échanges en jeu.
L’autonomie constitue un autre point de débat, surtout à cause de l’éclairage RGB. Avec les LED désactivées, le casque peut tenir jusqu’à 70 heures, ce qui permet d’espacer largement les recharges. Dès que le RGB entre en jeu, l’autonomie tombe toutefois à environ 30 heures. La différence est importante pour une fonction essentiellement esthétique. Le compromis paraît d’autant plus discutable que l’éclairage reste invisible une fois le casque posé sur la tête. Sacrifier une large part de l’autonomie pour quelques LED décoratives n’a aucune pertinence pour ma part.
Casque adapté pour le gaming mobile ?
Sur un smartphone moderne comme mon OnePlus 13 Pro, l’expérience avec le GX1 est très bonne et polyvalente. Néanmoins, elle comporte une subtilité selon l’utilisation. La liaison en Bluetooth convient pour la musique, le multimédia et les déplacements. Pas besoin d’adaptateur ni de dongle, le casque s’appaire directement avec mon téléphone. Si je retire la perche du micro, il bascule automatiquement sur son micro interne. Dans la rue, je ne donne pas l’impression de porter un casque de gaming. Pour ce qui est du gaming mobile, brancher le dongle 2.4 GHz en USB-C OTG réduit beaucoup la latence du Bluetooth. En la réduisant à 25 ms, le son reste parfaitement synchronisé pendant une partie.
Verdict
L’EPOMAKER GX1 constitue une option séduisante pour jouer sur PC dans une pièce calme. Son rendu sonore aéré et son confort (rare pour un modèle vendu sous les 50 euros) sur la durée marquent des points. En revanche, l’absence d’isolation et les bridages sur console gâchent le tableau. Un achat avisé si vous connaissez ses limites.
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