Réserver une Tesla Roadster, c’est un peu comme parier sur un miracle. Depuis 2017, les acheteurs attendent leur bolide à 250 000 dollars, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la patience est de rigueur.
Entre les promesses reportées, les prototypes qui volent, et une production qui ne démarre toujours pas, le doute s’installe. Et si certains réservataires ne recevaient jamais leur voiture ? On fait le point sur les retards, les promesses et les zones d’ombre de ce projet qui fait rêver autant qu’il agace.
Réserver une Tesla Roadster, c’est payer pour une promesse que Tesla ne garantit pas.
- Le contrat stipule noir sur blanc que la production n’est pas certaine et que la livraison ne peut être garantie.
- Les 250 000 $ d’acompte sont remboursables, mais aucune date ferme ni spécification définitive ne lie le constructeur.
- Près de dix ans après l’annonce initiale, le scénario d’un nouveau report sans livraison reste crédible.
Un contrat de réservation qui protège surtout Tesla
D’abord, Tesla accepte des réservations pour le Roadster de deuxième génération. Pourtant, le contrat de réservation en ligne précise que la livraison ne peut être garantie. Ensuite, le document indique même que la production du véhicule n’est pas certaine. Ainsi, un acompte ouvre une place approximative dans la file d’attente. Cependant, cette place ne correspond pas à un créneau de fabrication confirmé. De plus, le prix définitif, les fonctionnalités et les équipements peuvent changer avant la production. Par conséquent, le client finance une promesse technique encore ouverte. Finalement, cette clause crée une incertitude majeure pour tout acheteur potentiel.
Une production annoncée pour 2028 après plusieurs reports
Ensuite, Tesla a de nouveau présenté le Roadster de deuxième génération cette semaine. Parallèlement, cette présentation intervient près de dix ans après celle de 2017. Toutefois, l’entreprise estime désormais que la production débutera en 2028. Cependant, Tesla a repoussé à plusieurs reprises le lancement de nouveaux produits. Ainsi, cette date reste une estimation industrielle et non un engagement ferme. De plus, le prix exact sera confirmé seulement lors de la configuration du véhicule. Donc, le montant final peut évoluer avant l’ouverture des commandes définitives. En pratique, le calendrier du Roadster demeure donc profondément incertain.
Des promesses techniques ambitieuses mais révisables
Surtout, le contrat prévoit la possibilité de modifier les équipements et les capacités avant production. Ainsi, les promesses faites par Elon Musk lors de la présentation restent juridiquement fragiles. D’abord, le dirigeant a évoqué une accélération de zéro à 60 mph en 0,81 seconde. Ensuite, l’usage de propulseurs de type fusée a aussi été mentionné. Pourtant, ces éléments ne figurent pas comme garanties contractuelles définitives. Par conséquent, leur présence sur la version livrée n’est aucunement assurée. De plus, une modification technique peut transformer l’expérience promise sans compensation automatique. Finalement, le client doit distinguer annonce médiatique et spécification contractuelle.
Un précédent inquiétant avec les acomptes élevés
En effet, Tesla avait déjà accepté des acomptes pour le Roadster de deuxième génération. Notamment, certains versements atteignaient 250 000 dollars pour la version Roadster 2 Founders Series. Cependant, cette version n’a jamais été mise en production. Ainsi, les anciens clients ont attendu une voiture électrique à hautes performances sans livraison. Par ailleurs, la nouvelle présentation ne dissipe pas l’incertitude entourant ce programme. De plus, le contrat actuel ne promet toujours pas de date de livraison ferme. Donc, le risque de répétition du scénario précédent reste crédible. Enfin, les nouveaux titulaires de réservation doivent mesurer cet antécédent avant tout versement.
Remboursement garanti mais pas de certitude de recevoir la voiture
Toutefois, une garantie importante existe pour les nouveaux titulaires d’une réservation. Désormais, Tesla indique que les réservations sont intégralement remboursables. Cependant, elles ne sont pas transférables à un autre client. Contrairement à certaines éditions de lancement antérieures, le document ne comporte pas de clause interdisant la revente. Ainsi, le remboursement protège l’acompte mais ne garantit pas la livraison. Par conséquent, le client peut récupérer son argent sans obtenir la voiture promise. De plus, l’absence de clause anti-revente ne compense pas l’incertitude industrielle. Finalement, le Roadster à 250 000 dollars demeure un projet à haut risque pour l’acheteur.
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