La hache va-t-elle ressortir du placard ? Après une saison 1 glaçante, Monstre s’attaque à l’un des faits divers les plus célèbres d’Amérique : l’affaire Lizzie Borden dans une saison 4. L’héroïne, accusée d’avoir sauvagement tué son père et sa belle-mère, fascine autant qu’elle dérange.
La nouvelle saison promet d’explorer les zones d’ombre du procès et la psyché tourmentée de cette jeune femme. Casting, intrigue, date de sortie : nous avons rassemblé tout ce que l’on sait sur ce retour très attendu. Préparez-vous à revisiter la comptine.
Monstre saison 4 s’empare du mythe Lizzie Borden, voici l’essentiel :
- Ella Beatty incarne l’accusée acquittée, entourée d’un casting cinq étoiles (Charlie Hunnam, Rebecca Hall, Vicky Krieps, Sarah Paulson).
- La série explore la répression domestique et la rage féminine à travers la relation explosive entre Lizzie et sa domestique.
- Huit épisodes réalisés par Max Winkler et Sarah Adina Smith, à découvrir le 17 septembre sur Netflix.
Qui était vraiment Lizzie Borden, l’accusée la plus fascinante du XIXe siècle ?
À l’origine, Lizzie Borden reste une énigme judiciaire non résolue. En effet, le 4 août 1892, son père et sa belle-mère sont sauvagement assassinés à la hache. Par la suite, les soupçons se portent rapidement sur cette jeune femme de la bourgeoisie. Pourtant, malgré des indices troublants, elle est acquittée lors d’un procès retentissant. Dès lors, son nom devient un mythe national. Ainsi, cette figure ambivalente a inspiré de nombreuses œuvres, sans jamais avouer le crime. Finalement, cette saison de Monster ou Monstre en français promet de sonder la psyché de cette icône monstrueuse.
Ella Beatty, de l’héritage hollywoodien à la hache iconique
Ensuite, le choix de l’actrice principale constitue un pari audacieux. D’abord, Ella Beatty, fille de Warren Beatty et Annette Bening, incarne cette meurtrière présumée. Par ailleurs, son expérience se limite à quelques rôles remarqués, notamment dans Feud: Capote vs. The Swans. Cependant, la jeune femme de 26 ans se dit fascinée par la rage féminine et la répression. De plus, elle confie avoir exploré la psychologie complexe du personnage. En définitive, son interprétation pourrait révéler une facette inédite de cette légende inquiétante.
Pourquoi cette saison plonge-t-elle au cœur de la répression et de la rage féminine ?
D’ailleurs, le synopsis officiel insiste sur une dynamique inattendue. En effet, le récit se concentre sur la relation entre Lizzie et sa femme de chambre rebelle, Bridget Sullivan. Concrètement, les deux femmes, piégées dans un foyer tyrannique, s’évadent dans un univers de fantasmes et de vengeance. Par conséquent, la série explore l’humiliation et la cruauté domestiques. Surtout, elle transforme l’accusée en symbole d’émancipation, refusant sa cage. Ainsi, cette approche féministe ancre le crime dans une révolte viscérale contre l’ordre patriarcal.
Un plateau cinq étoiles pour explorer une famille dysfonctionnelle
De plus, le casting réunit des visages familiers du cinéma indépendant. D’une part, Charlie Hunnam, vu dans la saison 3, incarne le père autoritaire, Andrew Borden. D’autre part, Rebecca Hall prête ses traits à la belle-mère, Abby, tandis que Billie Lourd joue la sœur aînée, Emma. Par ailleurs, Vicky Krieps s’impose dans le rôle crucial de la domestique. En outre, Sarah Paulson, habituée des projets Ryan Murphy, fait aussi partie de l’aventure. En somme, cette distribution prestigieuse promet d’intensifier le drame familial étouffant.
Comment l’anthologie de Ryan Murphy recrée-t-elle le mythe de la meurtrière ?
Toutefois, la série ne se limite pas aux faits historiques. En réalité, le créateur Ian Brennan et son équipe inventent une légende. En effet, le texte officiel évoque une « icône qui refuse de vivre emprisonnée », choisissant une liberté monstrueuse. De ce fait, la frontière entre victime et coupable s’estompe volontairement. Par ailleurs, cette saison marque la première incursion de l’anthologie dans la rage féminine. Ainsi, le spectacle mise sur une esthétique stylisée, mêlant désir, violence et émancipation dans une fresque délibérément provocatrice.
Une réalisation en deux temps pour huit épisodes d’angoisse
Parallèlement, la mise en scène est confiée à deux réalisateurs aux styles complémentaires. D’un côté, Max Winkler dirige la majorité des huit épisodes, assurant la colonne vertébrale visuelle. De l’autre, Sarah Adina Smith prend les commandes de deux chapitres clés. En outre, Ian Brennan officie en tant que showrunner et scénariste principal. Finalement, la sortie est prévue pour le 17 septembre 2026 sur Netflix. Par conséquent, les abonnés pourront découvrir cette relecture sulfureuse dès la rentrée automnale.
La franchise peut-elle éviter la controverse avec cette figure historique ?
Enfin, cette saison ravive le débat sur l’éthique des drames inspirés de faits réels. Historiquement, les précédents volets ont été critiqués pour leur traitement des victimes. Cependant, aborder une femme acquittée change la donne. En effet, le récit semble prendre le parti d’une icône « glorieusement libre ». Dès lors, les questions sur la glorification du crime refont surface. Néanmoins, l’anthologie assume pleinement sa lecture psychanalytique. Finalement, le public jugera si cette exploration de la colère intérieure justifie la recréation d’un mythe aussi sanglant.
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