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Monstre : L’histoire de Lizzie Borden – la véritable histoire derrière la série Netflix

Monstre _ L'histoire de Lizzie Borden

En 1892, à Fall River, dans le Massachusetts, un double meurtre à la hache défraya la chronique. L’histoire de Lizzie Borden, 32 ans qui fut accusée d’avoir tué son père et sa belle-mère dans la saga Monstre sur Netflix. Le procès, très médiatisé, se solda par un acquittement faute de preuves suffisantes. 

Mais le doute subsista, alimentant des décennies de spéculations. La série Monster de Ryan Murphy s’empare de cette affaire célèbre pour explorer la rage féminine et la répression d’une époque. Entre faits historiques et interprétation artistique, voici ce que l’on sait vraiment du dossier.

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Lizzie Borden, ce que la série Monster invente et ce que l’Histoire retient vraiment :

  • Acquittée en 1893 faute de preuves, elle reste pourtant considérée comme coupable par ses voisins : la fiction assume ce doute.
  • Les coups de hache réels (19 et 11) sont exagérés, Nance O’Neil arrive en 1904 et le meurtre de Bertha Manchester n’a jamais été prouvé.
  • La série relie Lizzie à Elizabeth Báthory et Aileen Wuornos pour explorer la rage féminine face à un système qui les étouffe.

Lizzie Borden, première célèbre suspecte d’Amérique

À vrai dire, Lizzie Borden n’était pas la première tueuse d’Amérique. Cela étant, elle fut probablement la première suspecte de meurtre célèbre. En 1892, cette jeune femme de Nouvelle-Angleterre défraya la chronique. À l’époque, elle fut accusée du meurtre à la hache de son père et de sa belle-mère. Plus de cent ans après, elle continue de fasciner le public. Aujourd’hui, elle fait l’objet de Monster: The Lizzie Borden Story. Cette série anthologique de Ryan Murphy et Ian Brennan explore son histoire. Elle s’inscrit dans la lignée des précédents volets consacrés à des tueurs en série. Ce nouveau chapitre promet de revisiter un mythe américain.

Ella Beatty incarne une Lizzie Borden rêveuse et étouffée

En l’occurrence, Ella Beatty prête ses traits à Lizzie Borden dans cette nouvelle saison. D’ailleurs, le personnage est dépeint comme une rêveuse étouffée par son éducation victorienne. Selon le co-showrunner Ian Brennan, il fallait montrer l’environnement qui l’entoure. Ainsi, il explique que la série met en contraste la cage ressentie par toute femme de cette époque. De plus, Lizzie est décrite comme une jeune fille étrange qui aimait les animaux. Elle vivait dans un foyer répressif. Toutefois, Beatty ignorait presque tout de la véritable histoire avant de signer. Donc, elle a écouté de nombreux podcasts true crime pour se préparer. Elle a pu s’appuyer sur des points de vue divergents pour construire son rôle.

La véritable histoire : Lizzie a-t-elle tué ses parents ?

Notamment, personne ne sait avec certitude si la vraie Lizzie Borden a tué ses parents. Cependant, les preuves suggèrent fortement que oui. La série la dépeint comme une victime de ses parents stricts, Andrew et Abby. Elle trouve un nouveau souffle lorsque la famille embauche une gouvernante, Bridget « Maggie » Sullivan. Celle-ci l’inspire et l’assiste dans le crime. Toutefois, les faits réels ont été exagérés au fil du temps. La comptine célèbre évoque 41 et 40 coups, mais en réalité, Abby fut frappée 19 fois et Andrew 11 fois. Dans la série, les deux corps sont rendus méconnaissables.

Des divergences assumées entre fiction et réalité

Parallèlement, la série conserve les faits connus tout en les modifiant légèrement. Par exemple, l’alibi de Maggie nettoyant les fenêtres devient une mise en scène pour les passants. De plus, le témoignage d’une amie affirmant que Lizzie a brûlé des vêtements ensanglantés est présenté comme véridique. En outre, la tentative réelle d’acheter de l’acide prussique est transformée en échec meurtrier. Ainsi, les parents souffrent de vomissements violents après un dîner d’huîtres avariées. Dès lors, la série mélange habilement réalité et fiction pour dramatiser l’histoire. Ces libertés créatives servent le propos global.

Le procès et l’acquittement de Lizzie Borden

En 1893, Lizzie Borden fut acquittée lors de son procès, comme le montre la série. Toutefois, de nombreux autres suspects furent envisagés. Notamment, son oncle maternel John Morse, un éventuel fils illégitime de son père, ou même sa sœur Emma. Cependant, aucune de ces hypothèses ne convainquit le public. En effet, beaucoup de voisins restèrent persuadés de sa culpabilité. La série ajoute même un autre crime à son palmarès : le meurtre de Bertha Manchester. Dans la réalité, Manchester fut tuée après les Borden, et un immigrant portugais fut faussement condamné.

Nance O’Neil : une relation plus tardive que montré

D’ailleurs, la série présente Nance O’Neil comme la coach de Lizzie durant son procès. Or, dans la réalité, leur amitié débuta en 1904, plus d’une décennie après l’acquittement. Le réalisateur Ian Brennan explique que les épisodes de procès sont difficiles à dramatiser. Toutefois, l’idée que Lizzie connaissait une actrice a permis d’activer le récit. En vérité, Lizzie jouait de sa féminité délicate devant le jury, mais sur les conseils de ses avocats. Dans la série, Nance l’encourage à rester fidèle à son histoire. Après l’acquittement, Lizzie vécut à Fall River avec sa sœur Emma.

La rupture entre Lizzie et Emma

Finalement, la relation entre Lizzie et Nance causa la brouille définitive avec Emma. En effet, Emma désapprouvait cette amitié, ce qui sépara les deux sœurs pour toujours. Lizzie fut ostracisée par sa communauté et se tourna vers la haute société. Cette amitié alimenta les spéculations sur sa sexualité, explorée dans la série via sa relation avec Maggie. Toutefois, aucun élément ne prouve que la vraie Lizzie ait été amoureuse de Nance. Quoi qu’il en soit, la série utilise cette ambiguïté pour enrichir son personnage. Elle dépeint une femme en quête d’affection et de liberté.

Aileen Wuornos et Elizabeth Báthory : deux autres destins

En outre, la saison relie Lizzie à d’autres figures féminines monstrueuses. D’une part, Maggie lui lit des histoires sanglantes mettant en scène Elizabeth Báthory, une comtesse hongroise accusée de se baigner dans le sang des vierges. D’autre part, la série fait un bond dans le temps pour suivre Aileen Wuornos, incarnée par Sarah Paulson. Cette tueuse en série s’inspire du destin de Lizzie. Dans la fiction, Wuornos séjourne même dans la maison des Borden, devenue un bed and breakfast. Ainsi, la série explore une legacy de rage féminine à travers les époques.

La maison des Borden, aujourd’hui un bed and breakfast

Notamment, la maison des Borden à Fall River est réellement devenue un bed and breakfast. Toutefois, rien ne prouve que la vraie Aileen Wuornos y ait séjourné. La série utilise ce lieu comme symbole de la fascination persistante pour Lizzie. De plus, elle souligne la dimension touristique du crime. Ainsi, le true crime devient un spectacle consommable. Dès lors, la frontière entre histoire et divertissement s’estompe. Cette appropriation commerciale interroge notre rapport à la violence. La série critique subtilement cette fascination tout en l’exploitant.

La rage féminine comme fil conducteur

Surtout, Monster: The Lizzie Borden Story explore la rage féminine face à l’oppression. Ella Beatty explique que porter un corset chaque jour créait une sensation d’étouffement. Pour elle, cela symbolise le confinement sexuel, spirituel et émotionnel des femmes de l’époque. La série relie ainsi Lizzie, Báthory et Wuornos par leur réaction violente à un système qui les broie. Toutefois, chaque cas reste unique et complexe. Ainsi, la série évite les jugements simplistes. Elle propose une réflexion sur la monstruosité féminine et ses représentations.

Une distribution prestigieuse pour servir le récit

D’ailleurs, la série réunit un casting remarquable. Outre Ella Beatty, on retrouve Charlie Hunnam en Andrew Borden, Rebecca Hall en Abby Borden, et Vicky Krieps en Maggie Sullivan. De plus, Sarah Paulson incarne Aileen Wuornos, et Jessica Barden joue Nance O’Neil. Billie Lourd et Joey Pollari complètent la distribution. Ainsi, chaque acteur apporte une profondeur supplémentaire aux personnages. Dès lors, la série bénéficie d’une interprétation riche et nuancée. Cette distribution sert parfaitement le propos sombre et complexe de la saison.

Une conclusion entre fiction et histoire

Finalement, Monster: The Lizzie Borden Story brouille volontairement les pistes entre réalité et fiction. En effet, elle s’appuie sur des faits documentés tout en les réinterprétant. Ainsi, elle interroge la notion de vérité historique. De plus, elle donne voix à des figures féminines souvent réduites à leurs crimes. Par conséquent, la série dépasse le simple true crime pour devenir une réflexion sociale. En outre, elle souligne la permanence de la rage féminine face aux injustices. Enfin, elle laisse le spectateur juge de la culpabilité de Lizzie. Cette ambivalence constitue sa plus grande force narrative.

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Au cœur de l'équipe TechNPlay, en tant que rédactrice en chef, je suis votre sentinelle dédiée à l'univers fascinant des montres connectées et des véhicules électriques. Etant donné que la technologie évolue à la vitesse de la lumière, ces petits bijoux technologiques suscitent mon admiration et ma curiosité. Chaque avancée...

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