L’impression 3D dans la mode gagne les podiums de la haute couture avec cinq silhouettes conçues pour Jean Paul Gaultier. Sculpteo a fabriqué des structures sculpturales et des écailles ensuite assemblées par les ateliers de la maison.
L’impression 3D dans la mode ne se limite plus aux prototypes présentés en laboratoire. Pour la collection Haute Couture FW26-27 de Jean Paul Gaultier, le designer ROMI a confié à Sculpteo la fabrication de plusieurs éléments destinés au défilé. Au total, 5 silhouettes intègrent des pièces issues de la fabrication additive, entre structures sculpturales et détails cousus à la main.
Des volumes impossibles à obtenir avec la couture seule
Le projet a pris forme autour de cinq looks. Sur quatre silhouettes, Sculpteo a produit des structures rigides destinées à modifier la ligne du vêtement. Ces éléments créent du relief, accentuent les épaules ou prolongent certaines courbes sans alourdir l’ensemble.
La cinquième tenue se distingue par une robe blanche couverte d’écailles. Chaque pièce a été imprimée séparément, puis fixée à la main par les ateliers de la maison. Ce choix souligne la complémentarité entre outil numérique et travail artisanal. L’imprimante produit la forme, mais la couture conserve le dernier mot.
ROMI, connu pour ses collaborations avec Tom Ford et Loewe, a ainsi pu explorer des volumes plus libres. Le résultat dépasse le simple effet visuel. Les pièces doivent rester solides, légères et assez confortables pour accompagner les mouvements du mannequin.
Deux matériaux pour concilier rigidité et souplesse
Sculpteo a retenu la technologie Multi Jet Fusion, souvent appelée MJF. Ce procédé assure une bonne précision sur des formes complexes et répond aux besoins des petites séries. Il convient donc aux projets de couture qui exigent des pièces uniques ou produites en nombre réduit.
Le PA12 a servi aux zones qui demandaient une structure ferme. Ce polymère résiste bien aux contraintes et garde un poids limité. Le TPU a complété le dispositif sur les parties plus flexibles. Sa souplesse facilite les mouvements et réduit la gêne au porté.
Les équipes ont aussi travaillé sur les découpes, les assemblages et le choix des dimensions. Selon Sculpteo, cette phase technique pèse autant que la production elle-même. Une pièce spectaculaire perd vite son intérêt si elle ne peut pas être intégrée proprement au vêtement..
Le luxe observe de près la fabrication additive
Ce défilé confirme l’intérêt du secteur du luxe pour l’impression 3D. Sculpteo cite déjà des projets menés avec LVMH, Guerlain, Hermès ou Lemarié. La technologie répond à une recherche simple : créer des formes rares sans dépendre uniquement de moules ou d’outils lourds.
Pour les créateurs, le fichier numérique facilite aussi les retouches avant production. Une forme peut être corrigée plus vite, puis testée à nouveau. Cette souplesse intéresse autant la haute couture que les accessoires, les chaussures ou les pièces destinées au vestiaire masculin.
Chez Jean Paul Gaultier, l’expérience FW26-27 montre surtout que l’innovation ne chasse pas l’artisanat. Elle lui fournit de nouveaux composants, ensuite transformés par les ateliers. Le podium devient alors un terrain d’essai à taille réelle pour la mode de demain.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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