Beetlejuice, Beetlejuice… Beetlejuice 3 ?! À peine le deuxième sorti que Warner Bros. convoque déjà le bio-exorciste pour un troisième round. Michael Keaton n’a même pas eu le temps de ranger son maquillage rayé.
Entre nous, on soupçonne le studio d’avoir déjà tapé trois fois « franchise rentable » devant son miroir. Tim Burton va-t-il encore mordre ?
Beetlejuice 3 : bonne idée ou pas ?
Attention, spoiler : faire un troisième Beetlejuice, c’est exactement le genre de projet que les deux premiers films déconseillaient formellement. Pourtant, Warner Bros. semble bien décidé à tenter l’expérience. Mike De Luca et Pam Abdy, les co-PDG de Warner Bros. Pictures, ont récemment défendu leur stratégie auprès de Deadline, fort du succès tonitruant de Minecraft au box-office. Dans la foulée, ils ont confirmé leur intention de développer activement un troisième volet des aventures du bio-exorciste le plus déjanté du cinéma.
Michael Keaton est-il partant ?
C’est le cas le plus simple. Michael Keaton, l’interprète unique de Beetlejuice, a déclaré sans ambages l’année dernière : « J’en ferais tous les ans, oui. » L’acteur semble prêt à endosser le costume rayé à la moindre occasion. Le problème, c’est Tim Burton. Le réalisateur, dont le rythme de travail est notoirement plus lent, a ironisé sur le fait qu’au rythme d’un film tous les trente ans, il aurait plus de cent ans pour un hypothétique Beetlejuice Beetlejuice Beetlejuice (le titre à lui seul est une punition).
Le deuxième film a-t-il justifié un troisième volet ?
Beetlejuice Beetlejuice a rapporté 450 millions de dollars dans le monde pour un budget de 100 millions. Un joli succès, certes, mais pas le carton phénoménal qui crie « franchise éternelle ». Surtout, le film de 2024, bien qu’apprécié pour ses moments sincèrement bizarres et sa mise en scène typiquement burtonienne, avait des airs de conclusion douce-amère. Le voir transformé en tremplin pour une suite semble… précipité.
Quel est le plan de Warner Bros. ?
Pour l’instant, le projet en est à un stade « imminent » de développement, selon les mots des dirigeants. Aucun scénariste, aucun réalisateur (Tim Burton n’a rien confirmé) n’a été officiellement annoncé. Mais la logique des studios est implacable : un film qui a fait de l’argent mérite une suite. Quitte à invoquer un démon qu’on avait pourtant appris à conjurer. Le pari est risqué, mais après tout, comme le dit le personnage lui-même : « C’est showtime, mes beautés ! »
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