Disponible sur Prime Video, la réadaptation de La Guerre des Mondes version 2025 du classique de H.G. Wells signée Rich Lee a divisé avec son approche « screenlife » et son final déroutant. Alors que les aliens hybrides, attirés par le programme de surveillance Goliath, dévorent les données terrestres, le salut vient… d’une livraison Amazon Prime Air ?!
Entre placement de produit grotesque et résolution bancale, ce climax laisse perplexe autant qu’il fait sourire. Décryptage d’une fin qui transforme l’invasion en pub pour Jeff Bezos.
Quand les aliens ne voulaient pas conquérir la Terre… mais nos données
Dans ce reboot surprenant de La Guerre des Mondes (version 2025), les extraterrestres débarquent non pas pour nos ressources naturelles, mais pour voler nos précieuses données personnelles. C’est un but bien plus contemporain à l’ère de l’IA et des dérives de celle-ci.
Le héros, Will Radford interprété par Ice Cube (expert en terrorisme domestique), découvre que ces hybrides biologico-numériques convoitent les serveurs du programme gouvernemental Goliath, un système de surveillance massive lancé en 1948.
Mais ironie du sort à la fin de l’histoire: l’humanité est sauvée par… un virus cannibale livré par drone Amazon ! C’est un peu n’importe quoi. Mais c’est bien la fin du film La Guerre des Mondes diffusé sur Prime Video.
Goliath vs Disruptor : La guerre des hackers
Le vrai clash dans le film La Guerre des Mondes 2025 oppose deux générations. D’un côté il y a le système Goliath dirigé par le directeur de la NSA Donald Briggs. Puis, de l’autre Disruptor, un groupe de hacktivistes mené par David, le fils rebelle de Will.
La révélation que David pirate depuis des années le téléphone de son propre père (sous prétexte de le protéger) ajoute une couche à cette satire de notre obsession sécuritaire. Par contre, le public ne digère pas du tout que le virus salvateur soit un code ADN cannibale conçu par Faith, la fille biologiste de Will, initialement destiné à combattre le cancer.
Amazon Prime sauve le monde… quoi ?!
Dans une scène aussi absurde qu’iconique, Will reçoit le virus via un drone de livraison Amazon piloté par Mark, le fiancé de Faith. L’image du héros insérant une clé USB dans les serveurs Goliath sous les yeux d’aliens perplexes est à mi-chemin entre Independence Day et une pub pour Prime Air.
Cerise sur le gâteau : Faith survit à une grave blessure grâce à… du scotch Amazon ! Un placement de produit si grossier qu’il en devient génial. Pas étonnant que cette version de La Guerre des Mondes 2025 ait été démonté sur Rotten Tomatoes. Par contre, même si la note du film est mauvaise, cela attire les curieux.
Père indigne vs fils hacker : la rédemption numérique
Sinon, l’arc émotionnel le plus réussi dans ce film est celui où on voit Will passer de père-surveillant (il espionnait ses enfants via leurs appareils) à héros malgré lui. Sa rédemption culmine quand il rejoint le collectif Disruptor de son fils.
Cette action transforme ainsi leur relation contre cette invasion alien. Ils partent alors en croisade pour les libertés numériques. La scène du baby-shower final, où l’ex-analyste rigide se fond enfin dans sa famille, apporte une touche d’humanité inattendue.
Et après ? Le vrai danger n’a pas disparu
Enfin, si les aliens sont neutralisés (leur propre ADN reprogrammé pour s’auto-détruire), La Guerre des Mondes 2025 se fini sur un avertissement glaçant : Goliath n’était qu’un outil parmi d’autres. Le Secrétaire à la Défense propose même à Will de superviser un nouveau programme de surveillance !
Cette fin ouverte laisse présager une suite où Briggs pourrait bien relancer sa machine infernale… à moins que David et Will ne continuent leur guérilla numérique. Une seule certitude : dans cette guerre des mondes 2.0, nos données valent plus que notre or. Entre satire technophobe et thriller familial, ce revival improbable transforme H.G. Wells en prophète de l’ère Big Data – avec un twist Amazon qui restera dans les annales.
- Partager l'article :

