Et si votre téléphone redevenait juste un téléphone ? Le Commodore Callback 8020 débarque avec un argument massue : zéro réseau social. Ce téléphone à clapet assume un look rétro tout en misant sur une coque en plastique recyclé et une autonomie d’une semaine.
Le Commodore Callback 8020 : le dumbphone chic qui bloque vraiment les réseaux.
_ Sailfish OS interdit navigateur et réseaux sociaux au niveau système, tout en laissant tourner WhatsApp, Maps ou Spotify.
_ Clapet rétro, écran tactile désactivé, capteur 48 MP, son audiophile, pas de 5G : une cure de sobriété assumée.
_ À partir de 499 €, précommandes le 30 juin, livraison fin 2026. Le prix de la détox chic.
Pas de boutique d’applications, pas de notifications intempestives : il ne fait que passer des appels, envoyer des textos, et éventuellement prendre une photo. Une proposition radicale pour tous ceux qui rêvent de déconnecter sans renoncer au plaisir d’un bel objet. La détox numérique a rarement été aussi élégante.
Commodore renaît en version clapet
La mythique marque du Commodore 64 renaît de ses cendres, mais pas sous la forme d’un ordinateur. Rachetée en juillet 2025 par le YouTubeur Christian Simpson, alias Peri Fractic, elle lance le Callback 8020, un téléphone à clapet résolument nostalgique. Ce nouveau PDG, connu pour sa chaîne Retro Recipes, a déboursé une somme à sept chiffres pour acquérir les logos originaux. Sa première machine n’est donc pas un énième mini-PC rétro. Il s’agit d’un « dumb-smartphone » qui se referme d’un coup sec, conçu pour couper l’envie de scroller.
Un smartphone sous Linux pour décrocher des réseaux
Sous le clapet, point d’Android classique mais Sailfish OS, le système Linux développé par Jolla, fondé par d’anciens ingénieurs de Nokia. Ce choix radical permet un blocage en profondeur. Le navigateur web et les réseaux sociaux sont totalement inaccessibles au niveau du système. Il est donc impossible de les installer. En revanche, une couche de compatibilité fait tourner plus de 99 % des applications Android comme WhatsApp, Signal, Spotify ou Maps. La philosophie est claire : rester joignable sans subir la frénésie des notifications et des fils d’actualité.
Les options anti réseaux sociaux du Commodore Callback 8020
L’appareil multiplie les choix esthétiques et techniques anti-addiction. L’écran tactile est désactivé par défaut pour tuer le réflexe de défilement. La navigation s’effectue via un authentique clavier T9, surmonté d’un petit écran externe de 1,77 pouce dédié à l’heure. La caméra arrière est un capteur Sony de 48 mégapixels. Pour le son, Commodore a vu les choses en grand avec un DAC audiophile signé ESS et Cirrus Logic. On retrouve aussi une prise jack 3,5 mm et une radio FM, le tout sans aucune trace de 5G.
Un pont entre le passé et le présent grâce au C64
La nostalgie n’est pas qu’esthétique, elle est fonctionnelle. L’appareil embarque des sonneries basées sur la légendaire puce SID du Commodore 64. Il peut même piloter un Commodore 64 Ultimate lorsque les deux sont sur le même réseau Wi-Fi. Pour les moments de pause, quelques jeux cultes de l’ordinateur 8 bits et un Snake maison sont préinstallés. Simpson assume un retour aux sources, affirmant avoir lui-même souffert d’addiction à son smartphone. La boucle est bouclée pour les nostalgiques.
Combien coûte ce téléphone clapet ?
L’addition s’avère salée. La version de base beige, blanche ou argentée est affichée à 499,99 euros. La déclinaison Starlight transparente grimpe à 549,99 euros, tandis que la Founders Edition dotée d’un bouton C= plaqué or atteint 640 euros. Pour un téléphone qui prône la sobriété numérique en bridant les fonctions connectées, ce positionnement tarifaire détonne. D’autant que bloquer des applications est déjà possible via des réglages gratuits sur n’importe quel smartphone moderne.
Pourquoi a-t-on inventé cet appareil ?
Le projet s’appuie sur des études solides pour défendre son concept. Un rapport de PNAS Nexus en 2025 a démontré que couper l’accès en ligne améliore l’attention et le bien-être. Un sondage Pew de la même année révélait que 45 % des adolescents se disent trop dépendants des réseaux. Même Leonard Tramiel, fils du fondateur Jack Tramiel, a validé l’initiative en parlant d’une vraie pause sans option superflue. L’engin se présente donc comme un outil de santé mentale plutôt que comme un gadget.
Un petit bijou pour les développeurs en herbe
Malgré le blocage des réseaux sociaux et des navigateurs, le Callback 8020 n’est pas totalement fermé. Il est possible de « sideloader » ses propres fichiers APK. La marque a même prévu un magasin d’applications maison, le Commostore. Les développeurs peuvent y soumettre leurs logiciels via un formulaire. Si le programme est validé, il est ajouté à la liste blanche en vingt-quatre heures environ. Une soupape de sécurité qui distingue ce téléphone des concurrents trop restrictifs comme le Light Phone III.
Est-ce que le succès de cet appareil est assuré ?
Les précommandes ouvrent le 30 juin pour une livraison promise à la fin de l’année 2026. L’histoire chaotique des précédents reboots de Commodore incite toutefois à la prudence. Vendre un « dumbphone » plus de 500 euros est un pari audacieux. Pourtant, dans un monde saturé d’écrans, le concept d’un appareil qui préserve l’utile tout en supprimant le superflu résonne fortement. Reste à savoir si les acheteurs mettront le prix pour gagner le droit de décrocher.
- Partager l'article :
