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Young Sherlock sur Prime Video : que vaut la nouvelle série sur la jeunesse du célèbre détective ?

Young Sherlock sur Prime Video : que vaut la nouvelle série sur la jeunesse du célèbre détective ?

La nouvelle série de Guy Ritchie sur Prime video, Young Sherlock, peine à convaincre malgré un casting séduisant. Après tout, Sherlock Holmes sans sa fulgurance intellectuelle, c’est comme Watson sans sa moustache. En d’autres termes, ça manque de sel.

On attendait avec impatience de découvrir les origines du détective le plus célèbre de la littérature. Mais dès les premières minutes, Young Sherlock de Prime Video détonne par son manque d’assurance narrative. La série semble avoir oublié ce qui fait l’essence même du personnage, l’intelligence spectaculaire.

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Pourquoi cette version de Holmes déçoit-elle les fans ?

D’emblée, la création de Matthew Parkhill ressemble davantage à une procédure policière banale qu’à un mystère victorien captivant. Sherlock Holmes, interprété par Hero Fiennes Tiffin, n’est pas encore le résident célèbre de Baker Street. Cette préquelle explore plutôt ses débuts. Ce choix narratif justifie toutefois difficilement l’amputation de son acuité intellectuelle légendaire.

Pire encore, James Moriarty (Donal Finn) rivalise avec Holmes en matière de déductions. Le scénario de Young Sherlock sur Prime Video transforme ainsi l’antagoniste ultime en partenaire d’enquête de type Watson. Cette réécriture est certes audacieuse, mais elle reste très risquée.

J’admets que la dynamique entre Tiffin et Finn compte parmi les rares réussites de la série. On regrette néanmoins que Moriarty ricane lorsqu’on rabaisse Holmes. Cela sous-tend une relation qui mine l’autorité du héros titulaire.

Young Sherlock sur Prime Video : que vaut la nouvelle série sur la jeunesse du célèbre détective ?

L’enquête dans Young Sherlock de Prime vaut-elle le détour ?

Le plus gros problème de la série ne réside pas dans le manque de talent du détective. Il réside plutôt dans son incapacité à montrer la formation de cette compétence exceptionnelle. L’évolution du personnage s’esquisse sur la durée, ce qui laisse entrevoir comment il deviendra la légende.

Malheureusement, cette progression se noie sous une intrigue surchargée. On a d’abord une conspiration autour d’une arme mortelle, puis une vengeance chinoise. La série Young Sherlock de Prime Video comporte également des dysfonctionnements familiaux divers.

À cela s’ajoutent des séquences où Holmes et Moriarty tentent de plaire au directeur d’université interprété par Colin Firth. Celles-ci alourdissent considérablement le rythme. Cette densité narrative joue contre la série. Et cela, en particulier lorsque l’intrigue de vengeance transforme l’ensemble en allers-retours entre Londres et Paris. Or, depuis quand le point fort de Holmes résidait-il dans l’action ?

L’alchimie des acteurs, seul véritable apogée de la série

À certains égards, on se demande si le réalisateur ne pratique pas l’autodérision. À un moment, un personnage interroge Holmes sur le plaisir de vivre dans son monde. Sa réponse laconique « Je suppose que oui » sonne comme un aveu d’impuissance créative. L’ironie devient amère lorsqu’on constate que l’accent mis sur l’aventure sacrifie l’arc de Moriarty qui semblait pourtant intéressant.

Donal Finn livre d’ailleurs une interprétation remarquable qui mêle charme et énigme dans Young Sherlock de Prime Video. Sa prestation laisse transparaître le monstre dormant sous la quête de vérité. Quant à Tiffin, il eut des difficultés à rendre palpable la tourmente intérieure de Holmes. Il déploie cependant une énergie sincère qui en fait le contrepoint idéal de son partenaire.

On a eu des moments où les deux acteurs partagent l’écran et formulent observations et déductions. Ces séquences représentent l’apogée de la série. Cela dit, l’écriture peine à transcender les codes éculés du buddy-cop standard.

Young Sherlock sur Prime Video : que vaut la nouvelle série sur la jeunesse du célèbre détective ?

Que peut-on retenir de cette adaptation manquée ?

Young Sherlock sur Prime Video aborde des thèmes recherchés. Parmi eux, la fiabilité de la mémoire, la corruption du pouvoir, la repentance et la nature cyclique de l’existence. On y retrouve également des références à l’ère victorienne comme le mépris de la vie humaine. Ils évoquent par moments The Prestige de Christopher Nolan. Malgré tout, l’ensemble peine à coaguler en une œuvre cohérente et se contente de thrills superficiels.

On préférerait encore voir Holmes enfermé dans une pièce pour un huis clos dramatique. Étrangement, chaque fois que la série tente cette restriction spatiale, le récit s’essouffle. On voit qu’il cherche désespérément une énergie qui lui fait défaut. Guy Ritchie semble avoir oublié que le génie de Sherlock ne réside pas dans ses poings, mais dans son cerveau. Dommage, car avec un casting pareil, l’affaire aurait pu être élémentaire.

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Je suis Antra, rédactrice passionnée et curieuse. J’ai rejoint le groupe Publithings pour partager ma fascination pour l’innovation et ses multiples facettes. Spécialisé dans l’innovation, ce groupe visionnaire m’a offert l’opportunité d’explorer et de retranscrire les évolutions constantes de la technologie. Aujourd’hui, je consacre l’essentiel de mon activité à TechnPlay,...

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