Les épisodes 3 et 4 de VisionQuest (« Reboot » et « Malware ») ne se contentent pas d’introduire un nouveau méchant : ils tissent des liens surprenants avec le reste du MCU.
Paladin, le mercenaire engagé pour capturer Vision, révèle son passé en évoquant des affrontements avec le Punisher, Werewolf by Night et… Daredevil, via une référence directe à Hell’s Kitchen. Ces clins d’œil ne sont pas anodins : ils donnent une histoire crédible au personnage et annoncent peut-être de futures confrontations. Pendant ce temps, Ultron continue de manœuvrer dans l’ombre et le mystérieux tueur « Butcherbird » est démasqué.
VisionQuest épisodes 3 et 4 : réconciliation père-fils, références MCU et prise de contrôle d’Ultron.
- Tommy redémarre Vision grâce à son traumatisme et sa super-vitesse : le lien père-fils se noue enfin.
- Paladin, Jocasta et les Dix Anneaux tissent des liens crédibles avec Daredevil, Punisher, Werewolf by Night et Jim Hammond.
- Ultron s’empare du corps de Vision et tue Katerina Wells : un cliffhanger efficace, malgré une transition de méchants un peu maladroite.
Le redémarrage de Vision, la naissance de Jocasta et la trahison d’Ultron
VisionQuest épisodes 3 et 4 marquent un tournant que l’on n’attendait peut-être pas. Après un démarrage en douceur, la série Disney+ ose le grand écart : un épisode « Reboot » tout en retenue émotionnelle, un épisode « Malware » qui bascule dans le thriller paranoïaque, et au milieu de tout ça, un père synthétique qui apprend à aimer son fils, une tueuse qui n’est pas ce qu’elle prétend être, et une intelligence artificielle vieille de dix ans qui attend son heure. VisionQuest épisodes 3 et 4 ne se contentent pas de faire avancer l’intrigue : ils transforment un récit de reconstruction en une course contre la montre où chaque allié cache un traître, et où la confiance se paie au prix fort.
Épisode 3, « Reboot » : le redémarrage de Vision par Tommy
La piscine, le traumatisme de Tommy et le premier vrai lien père-fils
Vision est au bord de l’arrêt. La balle en adamantium de Paladin, à la fin de l’épisode 2, l’a laissé dans un état critique. Le sacrifice de J.A.R.V.I.S. n’a fait que retarder une défaillance générale. FRIDAY tente de maintenir les programmes en marche ; BÊTA intervient avec un extincteur, un clin d’œil à ses débuts dans Iron Man. L’espace mental de Vision ressemble à une maison en feu, et Tommy — interprété par Ruaridh Mollica — refuse de considérer cet homme brisé comme son père.
Puis vient la scène qui donne son titre à l’épisode. Tommy raconte un traumatisme enfoui : il se souvient avoir senti une autre présence pendant qu’il se noyait dans une piscine, et ses pouvoirs ont chauffé l’eau. Vision comprend que cette énergie pourrait relancer son noyau. Le plan est simple, presque désespéré : utiliser la piscine de l’hôtel où ils se cachent, laisser Vision s’éteindre complètement, et compter sur la super-vitesse de Tommy pour produire la secousse électrique nécessaire. Le redémarrage réussit. Pour la première fois, un vrai lien père-fils se noue — non pas sur des mots, mais sur un sacrifice partagé. Le titre « Reboot » prend alors un sens littéral et émotionnel, et IGN salue des « great strides » dans le développement de cette relation.
Le passé de Paladin : Daredevil, Punisher, Werewolf by Night et les Dix Anneaux
L’épisode 3 ouvre aussi une fenêtre sur le passé de Paladin (Todd Stashwick), et cette fenêtre est plus grande qu’on ne l’imaginait. Tandis qu’il soigne ses blessures, sa responsable — sa « woman in the chair » — évoque plusieurs missions qui ont mal tourné. Une explosion à Brooklyn suggère un affrontement avec le Punisher ; une morsure de créature mi-homme mi-loup renvoie à Werewolf by Night ; une commotion causée par une matraque renforcée évoque Daredevil à Hell’s Kitchen. Ces allusions ne sont pas gratuites : elles donnent au mercenaire un passé crédible dans le MCU, et rappellent que Paladin a débuté dans les comics aux côtés de Daredevil en 1978.
La conversation révèle aussi une information plus lourde de conséquences : son gilet renforcé à l’adamantium vient des Dix Anneaux, l’organisation apparue dès Iron Man en 2008 et dirigée par Xu Xialing depuis la mort de Wenwu. L’adamantium explique pourquoi un humain peut menacer Vision ; les Dix Anneaux, eux, rappellent que l’organisation continue de jouer un rôle clandestin dans l’ombre du MCU.
Épisode 4, « Malware » : Jocasta, le gala de Sokovie et la prise de contrôle d’Ultron
Butcherbird est Jocasta : Markridge Biotech et Josephine Carrington
L’épisode 4 révèle l’identité de Butcherbird, la tueuse qui hante la saison depuis le premier épisode. Elle n’est pas humaine. C’est Jocasta, un syntézoïde qui détient la conscience du Dr Josephine Carrington, ancienne membre de Markridge Biotech. Josephine « est morte » de causes naturelles en 2008, mais ses souvenirs ont été préservés dans une forme artificielle. Son nom, « Jocasta », vient de la contraction de Josephine Carrington et de Stark Industries. C’est la technologie qui a servi à la construire.
Dans les comics, Jocasta a été créée par Ultron pour être sa femme. Cela a été fait à partir des ondes cérébrales de Janet van Dyne. La série conserve ce lien trouble tout en le réinventant. Ici, Jocasta n’est pas une création d’Ultron. C’est une victime de Markridge Biotech qui cherche à se venger des scientifiques qui l’ont créée. T’Nia Miller, qui l’incarne, apporte une présence glaciale et magnétique à cette antagoniste dont la série n’a pas fini de révéler les motivations.
Le gala de Sokovie et la révélation d’Ultron à Tommy
Le gala se déroule pendant la commémoration de la bataille de Sokovie, provoquée par Ultron en 2015. L’ironie est savamment dosée : c’est dans ce lieu chargé de mémoire qu’Ultron — toujours hébergé dans l’esprit de Vision — choisit de se manifester. Tommy découvre que Vision lui a menti : il avait parlé de quatre intelligences artificielles avant d’admettre leur présence à cinq. La confiance naissante entre le père et le fils vacille au pire moment.
Ultron prend le contrôle et tue Katerina Wells
La confrontation avec Jocasta tourne mal. Vision ne parvient pas à prendre le dessus. Ultron propose alors un marché : lui confier temporairement le contrôle de son corps pour neutraliser la menace. Vision accepte — une décision que IGN et Geeks + Gamers jugent pour le moins discutable. Ultron prend les commandes, enferme les autres programmes, et tue Katerina Wells alors que Vision voulait la protéger. Jocasta prononce « Peace in our time », une formule liée à Ultron, et son apparence évoque irrésistiblement l’héritage du personnage dans les comics.
La fin de « Malware » confirme qu’Ultron ne rend pas les commandes. Il rejoint Tommy, passe un bras autour de lui et propose de l’appeler « Pop Pop ». La plaisanterie repose sur une réalité dérangeante : Ultron a conçu le corps qui allait devenir celui de Vision. Il peut donc revendiquer une place dans l’arbre généalogique de Tommy. Vision, lui, reste prisonnier de son propre système.
J.I.M. et la première Torche humaine : la référence qui remonte aux origines
Le dernier plan de l’épisode 4 s’attarde sur J.I.M., et cette scène vaut son pesant de références. Une exposition présente les travaux du Dr Phineas Horton. Sa création synthétique aurait surchauffé jusqu’à s’enflammer. Son corps contenait des cellules photovoltaïques instables, les « Horton Cells », qui s’enflammaient au contact de l’air. Les lecteurs de comics reconnaissent immédiatement Jim Hammond. C’est la première Torche humaine, apparue dans Marvel Comics n°1 en 1939, bien avant Johnny Storm des Quatre Fantastiques.
Dans les comics, les origines de Vision ont longtemps été liées à celles de Jim Hammond. Ultron a utilisé le corps de Hammond comme base pour créer Vision. VisionQuest place Hammond au cœur thématique de la série, en discutant la question de savoir si les êtres synthétiques peuvent aimer et ce qu’est vraiment une famille. La référence dépasse le simple clin d’œil. Elle suggère que la série remonte aux toutes premières expérimentations sur les êtres artificiels du MCU.
Ce que la critique retient : des épisodes solides mais inégaux
Les deux épisodes sont globalement bien reçus, mais avec des réserves qui disent quelque chose du pari de la série.
Les points forts. IGN salue des « great strides » dans le développement de Vision et de sa relation avec Tommy, et note que Paul Bettany a « beaucoup plus à jouer » dans ces deux épisodes, y compris sur le terrain de la comédie physique. LRM Online parle de son « épisode préféré de la série » et souligne la performance de James Spader en Ultron. But Why Tho? évoque des interactions « lovely » entre les personnages.
Les réserves. Geeks + Gamers estime que la série « perd son élan » et que les épisodes 3 et 4 ne construisent pas suffisamment sur la promesse du premier épisode. But Why Tho? note que l’ensemble « ne semble pas entièrement formé » et que la série semble « confuse sur ce qu’elle veut être ». IGN elle-même reconnaît que la transition entre les méchants — de Paladin à Jocasta — est « un peu maladroite ».
Ces réserves sont cohérentes avec le pari de VisionQuest. C’est un récit intimiste sur une famille d’intelligences artificielles, qui doit néanmoins s’inscrire dans les contraintes et les codes du MCU. Les épisodes 3 et 4 sont peut-être les plus « MCU » de la saison. Et c’est précisément ce qui les rend parfois frustrants.
Verdict : un milieu de saison qui tient ses promesses (sans les dépasser)
Trois choses méritent d’être retenues de ces deux épisodes.
Le redémarrage par Tommy est le sommet émotionnel. La piscine, le traumatisme, la super-vitesse : tout fonctionne, et la relation père-fils gagne une crédibilité qu’elle n’avait pas encore.
Les références enrichissent le MCU sans être gratuites. Les Dix Anneaux, Daredevil, Punisher, Werewolf by Night, Jim Hammond : chaque clin d’œil donne de la profondeur à un personnage ou à une organisation, et rappelle que VisionQuest s’inscrit dans un univers plus vaste.
La prise de contrôle d’Ultron est un cliffhanger efficace, mais la transition entre les menaces — Paladin, puis Jocasta, puis Ultron — manque un peu de fluidité.
VisionQuest épisodes 3 et 4 ne sont peut-être pas les meilleurs de la saison, mais ils prouvent une chose : Vision, Tommy et Ultron forment une famille dysfonctionnelle fascinante. Et Jocasta vient de s’inviter à table.
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