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VisionQuest : dans les 2 premiers épisodes, Ultron vole la vedette à Vision, voici pourquoi !

VisionQuest

On pensait Ultron rayé de la carte depuis 2015. Erreur. Vision n’a jamais détruit son code source : il l’a absorbé, et le robot vit désormais dans sa tête. Dans les deux premiers épisodes de VisionQuest, Ultron se paie même le luxe de fanfaronner. 

Ils balancent même la position de Vision à des chasseurs de primes. Entre un rôle paternel malsain et un humour dévastateur, il éclipse complètement son hôte. Une relation toxique qui promet des étincelles. Vision n’a qu’à bien se tenir.

VisionQuest : l’alchimie Bettany-Spader sauve un démarrage poussif.

  • Ultron vit toujours dans la tête de Vision et le trahit auprès de chasseurs de primes ; leur duo toxique crève l’écran.
  • Le pilote « No Strings » s’enlise (exposition lourde, Mindscape raté), mais « Theseus » recentre tout sur Thomas, le fils perdu.
  • La série doit courir vers la substance plutôt que s’attarder sur des joutes verbales creuses, sous peine de lasser.

Paul Bettany et James Spader crèvent l’écran dans VisionQuest

Le principal plaisir de VisionQuest réside dans le duo formé par Paul Bettany et James Spader. Ensuite, les deux acteurs reprennent leurs rôles respectifs dans l’univers Marvel. Ainsi, Bettany incarne un Vision plus interrogateur et moins empathique qu’auparavant. Puis, Spader campe un Ultron plus débonnaire mais toujours génocidaire.

De plus, leurs scènes communes pétillent d’énergie et de tension. Toutefois, leurs débats sur la valeur de l’humanité restent souvent superficiels. Par ailleurs, les acteurs semblent prendre un plaisir évident à jouer ensemble. Enfin, le public apprécie manifestement cette alchimie. Donc, cette complicité constitue la principale force des deux premiers épisodes.

Le premier épisode « No Strings » peine à décoller

Cependant, le pilote « No Strings » s’enlise dans des défauts évidents. Notamment, il souffre d’exposition lourde et de visuels peu attrayants. De plus, certaines performances manquent d’ancrage et de direction claire. Ainsi, l’épisode peine à trouver son rythme et sa direction. Toutefois, Disney+ a eu la bonne idée de diffuser deux épisodes d’affilée. Par conséquent, le second épisode « Theseus » rattrape partiellement le coup. En effet, il donne une véritable propulsion narrative à la série. Sans lui, VisionQuest démarrerait clairement du mauvais pied. Donc, le premier épisode reste le maillon faible de ce lancement.

Un contexte narratif complexe qui alourdit le récit

En outre, VisionQuest occupe une position délicate dans une trilogie amorcée par WandaVision. Puis, la série Agatha All Along et le film Doctor Strange in the Multiverse of Madness complètent cet ensemble. Ainsi, cinq années se sont écoulées depuis la dernière apparition de Vision. De plus, onze ans nous séparent de ses débuts dans Avengers: Age of Ultron. Par ailleurs, Vision a rarement été le moteur principal de ces histoires. En effet, il restait souvent subordonné à l’arc de Wanda. Par conséquent, la série doit consacrer beaucoup de temps à rattraper le spectateur. Malheureusement, cette mise à niveau narrative manque parfois d’élégance.

Paladin, le personnage le plus dynamique des premiers épisodes

Toutefois, l’introduction de Paladin apporte une bouffée d’air frais. Todd Stashwick incarne cet assassin engagé par un acheteur mystérieux. De plus, sa présence apporte une énergie brute et directe. Ainsi, la scène d’attaque du pub reste l’un des moments forts du pilote. Par ailleurs, Paladin semble presque agacé de participer à une série Marvel. Également, son jeu contraste avec la retenue des autres personnages. Toutefois, sa relation avec son gestionnaire reste trop distante pour fonctionner. Enfin, l’épisode « Theseus » approfondit heureusement son passé et sa vulnérabilité. Donc, Paladin s’impose comme un personnage clé à suivre.

Le Mindscape, un décor artificiel qui tombe à plat

Les séquences se déroulant dans le Mindscape s’avèrent beaucoup moins convaincantes. Il s’agit d’un manoir virtuel où Vision est entouré d’intelligences artificielles. Notamment, D.U.M.-E et U apparaissent en silence. De plus, F.R.I.D.A.Y. joue le rôle d’assistante personnelle et de coach de vie. Par ailleurs, E.D.I.T.H. et J.A.R.V.I.S. complètent ce casting d’IA. Toutefois, l’artificialité du décor et la largesse des rôles affaiblissent chaque scène. Au mieux, ces séquences ressemblent à des versions inférieures de WandaVision. Au pire, elles évoquent de simples exercices d’acteurs. Donc, le Mindscape gâche le potentiel comique de ce casting pourtant prometteur.

Thomas, le personnage qui incarne le mieux les enjeux de la série

Heureusement, l’épisode « Theseus » recentre le récit sur Thomas. Ce personnage est le fils de Wanda et Vision. Ruaridh Mollica incarne ce jeune Écossais devenu escroc. Ainsi, il travaille aux côtés de Lisa Molinari, jouée par Lauren Morais. Contrairement à son frère Billy, Thomas n’a pas grandi dans une famille aimante. De plus, il doute de ses pouvoirs et apprend l’existence de son père. Toutefois, Mollica livre une performance profondément humaine. Par ailleurs, sa voix tremblante et son front plissé traduisent un conflit intérieur authentique. Enfin, son personnage incarne mieux les questions d’identité que les joutes verbales de Vision et Ultron. Donc, Thomas représente l’avenir prometteur de la série.

Une série qui démarre bien mais qui doit encore faire des efforts

Finalement, VisionQuest doit trouver un équilibre entre style et substance. Les lecteurs de comics savent que Thomas deviendra Speed, le super-héros rapide. Ainsi, la série gagnerait à explorer cette direction prometteuse. Pour égaler WandaVision et Agatha All Along, elle doit éviter les dialogues creux. En effet, les scènes bavardes entre Vision et Ultron finissent par lasser. De plus, l’exposition lourde du pilote nuit à la fluidité narrative. Par conséquent, la série doit courir vers la substance offerte par « Theseus ». Enfin, les nouveaux épisodes sont diffusés chaque mercredi sur Disney+. Donc, l’avenir de VisionQuest dépendra de sa capacité à capitaliser sur ses forces.

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Arrivée chez Publithings en 2022 en tant que rédactrice web, je pilote aujourd'hui la ligne éditoriale de technplay.com comme rédactrice en chef. De l’analyse des derniers blockbusters aux nouveautés sur la mobilité douce, en passant par l’actu du jeu vidéo et des séries cultes, je décrypte la pop culture et...

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