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Qu’arrive-t-il à la fin du film Clayface ? Une scène post-générique serait cachée ?

clayface

Avis aux amateurs de comics le film du DCU sur Clayface est maintenant dans les salles et le moins qu’on puisse dire c’est que sa fin ne laisse pas de marbre. Contrairement à la tradition des films DC, ce thriller psychologique et horrifique aborde la vie d’un méchant et non celle de l’habituel super-héros Batman. 

La raison ? Le film a été pensé comme un drame intime et sanglant, loin des teasers hollywoodiens, et la fin tragique de Matt Hagen se suffit à elle-même. La véritable surprise est ailleurs : la scène finale confirme que Clayface a survécu et sombré dans la folie, recréant celle qui l’a rejetée. Un avenir sombre se profile pour Gotham.

La fin de Clayface expliquée : Hagen survit et devient plus dangereux que jamais.

  • Le kill switch de Caitlyn échoue : Matt reste bloqué en forme monstrueuse et recrée Caitlyn avec son propre corps, signe d’une folie irréversible.
  • Aucune scène post-générique, mais Batman est bien actif à Gotham selon DC Studios, qui garde son introduction pour The Brave and the Bold.
  • Une fin ouverte qui laisse Hagen inarrêtable et Gotham sans protecteur à l’écran.

Clayface : la fin expliquée (et pourquoi Matt Hagen est plus dangereux que jamais)

On sort de Clayface avec une image qui ne s’efface pas. Pas un Batsignal dans le ciel, pas un caméo surprise, pas de teaser pour le prochain film. Juste un homme — ou ce qu’il en reste — recroquevillé dans les égouts de Gotham, seul avec ses monstres intérieurs. La fin de Clayface ne fait pas de bruit. Elle fait mal. Et elle confirme trois choses essentielles : Matt Hagen a survécu au kill switch de Caitlyn, il a perdu toute forme de raison durable, et le DCU n’a pas voulu précipiter l’arrivée de Batman. Décryptage d’un dénouement qui laisse Gotham plus vulnérable que jamais.

Matt Hagen a survécu (et c’est peut-être le pire scénario)

La destruction du protocole de Caitlyn n’a pas suffi

À la fin du film, Caitlyn Corr active un kill switch. Elle détruit les nanotechnologies qui ont donné à Matt Hagen ses capacités de métamorphe. La scène est brutale, presque clinique. On le voit se liquéfier. Il perd sa forme humaine. Il disparaît dans les canalisations de Gotham. Pendant un instant, on croit que le cauchemar est terminé.

Mais Clayface ne s’arrête pas là. Le final révèle que Matt a survécu à la destruction du protocole. Il peut encore prendre une apparence humaine, mais il reste la plupart du temps bloqué dans sa forme monstrueuse, celle d’un amas de boue et de chair incapable de retrouver une silhouette stable. Tuer les nanotechnologies n’a fait qu’aggraver son état physique et mental. Comme le résume ScreenRant, Hagen n’a pas seulement survécu : il est devenu le Clayface des comics, celui qu’on connaît, celui qui ne peut plus revenir en arrière.

Une perte de raison irréversible

Le détail le plus troublant de cette fin n’est pas visuel. Il est psychologique. Hagen utilise une partie de son propre corps pour recréer Caitlyn. C’est la femme qui l’a rejeté et qui a tenté de le détruire. Cette scène renvoie directement aux comics et à la série animée des années 90. Dans ces œuvres, Clayface se dédouble et prend l’apparence de personnes disparues. Mais le film va plus loin : il relie cette capacité à la dysmorphie et au mal-être profond du personnage. Hagen ne recrée pas Caitlyn parce qu’il a un plan. Il la recrée parce qu’il ne peut pas accepter la réalité. Parce qu’il est seul. Parce qu’il a besoin d’une présence, même inventée.

Tom Rhys Harries le dit sans détour : « Quand on quitte Matt à la fin du film, il est dans un monde, dans un état psychologique et une situation complètement différents. Et je pense que le voir essayer de s’adapter à tout ça, trouver des repères et peut-être rencontrer de nouveaux adversaires, c’est quelque chose qui peut être enthousiasmant ». Hagen n’est plus un homme qui souffre ; c’est une entité qui hallucine le passé parce que le présent est devenu invivable.

Pas de scène post-générique : une décision logique, pas une anomalie

La question brûle toutes les lèvres à la sortie de la salle : faut-il rester pendant le générique ? La réponse est non. Clayface ne comporte aucune scène post-générique, ni au milieu, ni à la toute fin. Dès que les premiers noms apparaissent, vous pouvez partir l’esprit tranquille : vous ne manquerez ni un détail crucial, ni une apparition surprise de Batman.

Cette absence n’est pas un oubli. Elle s’inscrit dans une tradition récente du DCU où les teasers sont moins systématiques, et elle est cohérente avec le ton du film. Clayface est un thriller psychologique et horrifique, un récit de descente aux enfers qui se suffit à lui-même. Un teaser aurait « sans doute cassé l’ambiance pesante du récit ». Hagen n’a pas besoin d’un caméo pour être terrifiant ; sa solitude dans les égouts est mille fois plus efficace qu’un Batsignal dans le ciel.

Batman est absent (et ce n’est pas un oubli)

Où est Bruce Wayne ?

C’est la deuxième grande question : où est Batman ? La réponse est nulle part à l’écran. Bruce Wayne n’apparaît ni dans le film, ni dans une scène cachée, et il n’est même pas explicitement mentionné. Le réalisateur James Watkins a préféré filmer Gotham « dans toute sa noirceur », en laissant planer « l’ombre de la Chauve-souris » sans jamais la montrer. L’ambiance tranche radicalement avec celle de Metropolis chez James Gunn, et c’est précisément le but.

Mais l’absence de Batman à l’écran ne signifie pas son absence de Gotham. Peter Safran, co-PDG de DC Studios, a confirmé que Batman est bien actif à Gotham pendant les événements de Clayface, même si le film ne le montre pas. « Il est là. C’est l’introduction à Gotham en prises de vues réelles. On a montré une silhouette de Batman dans Creature Commandos, donc vous savez qu’il est dans les parages, mais c’est notre premier pas dans le monde de Gotham ». La question n’est donc pas « où est Batman ? », mais « pourquoi le film choisit-il de ne pas le montrer ? ». Et la réponse est simple : parce que Clayface n’est pas l’histoire de Batman. C’est celle de Matt Hagen.

Pourquoi le DCU attend pour Batman

Le projet The Brave and the Bold, qui doit introduire le Batman du DCU aux côtés de Damian Wayne en Robin, n’a toujours pas de date de sortie, pas d’acteur confirmé pour Bruce Wayne, et son scénario a changé depuis l’annonce initiale de 2023. James Gunn a confirmé sur Threads que les plans créatifs avaient évolué, et le film est toujours en développement précoce selon un rapport de Deadline d’octobre 2026. Andy Muschietti reste attaché à la réalisation, mais DC Studios attend probablement que The Batman II de Matt Reeves — qui évolue dans un univers parallèle — soit passé pour lancer son propre Chevalier Noir.

En attendant, Clayface pose les bases de Gotham sans résoudre la question de son protecteur. Et c’est peut-être la grande force du film : Hagen est un antagoniste tragique avant d’être un « méchant de Batman ». Acteur prometteur, défiguré par la mafia, reconstruit par une technologie expérimentale, puis abandonné par la femme qu’il idéalisait. Sa transformation en Clayface est une descente aux enfers, pas une origin story classique. Le fait qu’il survive sans Batman à l’écran donne à sa menace une autonomie que peu de vilains DC peuvent revendiquer.

Ce que cette fin dit du DCU (et de l’avenir de Clayface)

La fin de Clayface n’est pas une promesse de suite, mais elle prépare le terrain. Hagen est désormais inarrêtable : il peut se dédoubler, prendre n’importe quelle apparence, et il a perdu toute retenue morale. Gotham hérite d’une menace imprévisible, sans intervention immédiate de Batman. Et le DCU, lui, garde toutes ses options ouvertes.

Hagen peut revenir dans The Brave and the Bold, dans un autre film de Gotham, ou rester dans l’ombre pendant des années. Tom Rhys Harries évoque « de nouveaux adversaires » et une adaptation à un monde qui l’a rejeté. La balle est dans le camp de DC Studios. Et si Clayface rencontre le succès — ce que le bouche-à-oreille semble indiquer — cette fin ouverte deviendra peut-être le premier chapitre d’une histoire plus vaste.

Clayface n’a peut-être pas de scène post-générique. Mais il a quelque chose de plus précieux : une fin qui refuse de conclure, un personnage qui refuse de mourir, et une ville qui n’a jamais eu autant besoin d’un héros qu’elle ne peut pas encore montrer. Gotham attend son Batman. Matt Hagen, lui, n’attend plus rien. Et c’est exactement ce qui le rend terrifiant.

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Arrivée chez Publithings en 2022 en tant que rédactrice web, je pilote aujourd'hui la ligne éditoriale de technplay.com comme rédactrice en chef. De l’analyse des derniers blockbusters aux nouveautés sur la mobilité douce, en passant par l’actu du jeu vidéo et des séries cultes, je décrypte la pop culture et...

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