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Nintendo Switch Sports Resort : à quoi s’attendre dans ce nouveau jeu ?

Nintendo Switch Sports Resort

Treize sports au programme, c’est tout simplement le plus gros roster de la licence. Nintendo Switch Sports Resort débarque le 22 octobre 2026 sur Switch 2, avec bowling, tennis, golf, boxe, basket, mais aussi skateboard et bataille de pouces. 

En quoi le motion gaming reste au cœur de l’expérience? Parcourez ces quelques lignes suivantes pour le découvrir. Les premiers tests parlent d’un jeu complet et familial. Mais les critiques ne sont pas unanimes. Voici pourquoi. 

Switch Sports Resort arrive le 22 octobre sur Switch 2 avec un roster record, mais inégal.

  • Tir à l’arc, Thumb Wrestling et skateboard Joy-Con 2 justifient le détour ; basket et Power Cruising déçoivent.
  • Le multijoueur local reste le vrai moteur ; en solo, Island Crown est honnête mais limité.
  • 8/10 : généreux et convivial, à condition de jouer à plusieurs.

Nintendo Switch Sports Resort : le retour à Wuhu qui répare (presque) les erreurs de 2022

Octobre 2026. Cela fait quatre ans que Nintendo Switch Sports a laissé un goût amer : un contenu maigre, des commandes imprécises, l’impression d’un jeu sorti trop tôt. L’ombre de Wii Sports Resort (2009) planait encore, immense, et personne n’osait vraiment y croire. Et puis Nintendo Switch Sports Resort est arrivé, le 22 octobre 2026, exclusivement sur Switch 2 — et avec lui, une promesse simple : retrouver la magie de Wuhu Island, mais en mieux. Douze sports, un mode solo, un multijoueur local qui sent bon les soirées d’été, et une île qui n’a jamais été aussi vivante. Sur le papier, le contrat est rempli. Dans les faits, c’est plus nuancé — mais diablement plus enthousiasmant que 2022.

12 sports sur Wuhu Island : la générosité au prix de l’inégalité

Le premier constat est simple : Nintendo Switch Sports Resort ne lésine pas sur la marchandise. Douze sports, pas un de moins. Les classiques de la série sont tous là — boxe, tennis de table, tir à l’arc, tennis, volley-ball, bowling, basketball, golf — et ils sont rejoints par des nouveautés qui sentent bon l’esprit décalé de Nintendo : le Thumb Wrestling (bataille de pouces), le skateboard en mode souris, et trois activités de loisir (Prop Plane, Power Cruising, et le saut à la corde comme échauffement). L’île de Wuhu, elle, n’est pas qu’un décor : on peut la survoler, la parcourir en jet-ski ou en skateboard, et même y trouver des secrets cachés.

Mais cette générosité a un revers. Tous les sports ne se valent pas. Certains brillent par leur précision et leur profondeur ; d’autres, trop scriptés ou frustrants, peinent à justifier un retour régulier. C’est un ensemble hétérogène — un vaste océan plutôt qu’un bassin profond, comme le résume bien l’article original. Et pourtant, cette variété reste idéale pour une soirée : on papillonne, on rit, on ne s’ennuie jamais vraiment.

Les sommets : tir à l’arc, Thumb Wrestling et skateboard

Tous les sports de Nintendo Switch Sports Resort ne méritent pas le même enthousiasme. Mais trois d’entre eux sortent clairement du lot.

Le tir à l’arc, sommet incontesté

C’est simple : le tir à l’arc est le meilleur sport du jeu. Les Joy-Con 2 y sont exploités de manière vraiment originale : on les tient perpendiculairement au sol, on clique avec ZL, on tire vers sa poitrine comme avec un véritable arc, et le Joy-Con droit sert à viser une cible lointaine. Chaque flèche réussie procure une satisfaction immédiate. Quatre parcours différents entourent l’île de Wuhu, et des cibles cachées enrichissent encore l’expérience. C’est le genre de discipline qui justifie à elle seule une partie de l’achat — et qui rappelle pourquoi Nintendo sait encore surprendre avec des contrôles.

Le Thumb Wrestling, la surprise pleine d’humour

Sur le papier, un sport de pouces semble totalement absurde. Dans les faits, le Thumb Wrestling génère de véritables affrontements compétitifs. Les stratégies évoluent d’un match à l’autre, on apprend à tromper son adversaire pour le piéger, et observer ces nouvelles ruses devient franchement divertissant. La détermination monte rapidement face à un rival rusé. C’est un mini-jeu qui offre une profondeur surprenante et qui symbolise parfaitement l’esprit décalé de Nintendo.

Le skateboard, la créativité des Joy-Con 2

Le skateboard est le seul sport à exploiter le mode souris des Joy-Con 2. Sur table, les manettes deviennent une sorte de mini planche à roulettes : un geste latéral déclenche un 360 pop shuv-it, soulever l’avant de la manette produit un ollie. Les parcours multiples encouragent la compétition entre amis, et les temps se serrent à mesure que la rivalité grandit. C’est une idée simple, immédiatement mémorable, et une nouvelle preuve de la créativité de Nintendo dans les contrôles.

Les déceptions (et les limites de la générosité)

Il faut être honnête : Nintendo Switch Sports Resort n’est pas parfait. Certains sports déçoivent, et pas qu’un peu.

Le basketball revient sans véritable évolution notable. Trop chorégraphié, il manque de liberté de mouvement ; on ne retrouve pas la souplesse attendue d’un jeu de soirée. Le Power Cruising, qui simule le jet-ski avec deux Joy-Con, est maladroit et vite frustrant — davantage un gadget qu’un vrai sport. Une correction publiée le 20 octobre 2026 précise heureusement que le multijoueur permet d’utiliser un seul Joy-Con par personne, et que les anciens Joy-Con de la première Switch fonctionnent aussi (sauf pour le skateboard, qui nécessite le mode souris des Joy-Con 2).

Et puis il y a cette limite générale, déjà présente dans l’article original : la variété peut donner l’impression d’un « vaste océan plutôt qu’un bassin profond ». Certains sports sont effectivement superficiels, d’autres non — mais le joueur doit accepter un ensemble inégal, où toutes les disciplines ne méritent pas le même investissement.

Island Crown, Sightseeing Tour et multijoueur : ce qui fait vivre le jeu au-delà des sports

Nintendo Switch Sports Resort ne se résume pas à une collection de mini-jeux. Il propose aussi des modes qui donnent une véritable colonne vertébrale à l’expérience — et qui répondent à une question simple : et si je joue seul ?

Le mode Island Crown est la réponse de Nintendo au solo. On gravit les rangs dans neuf des douze sports, on affronte les champions de l’île, puis les légendes. La structure est légère, l’histoire purement décorative, mais l’ensemble reste honnête : c’est un complément sympathique, pas un remplacement de l’énergie du multijoueur. Le Sightseeing Tour, lui, offre une pause relaxante : on survole Wuhu à bord d’un avion à hélice, on collecte des caméras, on découvre des anecdotes. Un chronomètre de cinq minutes rythme chaque sortie. C’est anecdotique, mais cela donne une âme à l’île.

Et puis il y a le multijoueur local — le véritable cœur du jeu. Cris, rires, rivalité amicale : des sports jugés ennuyeux en solo (le volley-ball, le golf) deviennent électriques à plusieurs. Les menus rapides évitent les temps morts, et la dragonne de sécurité rappelle que Nintendo n’a rien perdu de son sens du détail. C’est la raison principale d’acheter le jeu. Le jeu supporte jusqu’à quatre joueurs en local et jusqu’à seize en ligne pour le bowling.

Personnalisation, Spocco Points et modes en ligne : ce qui reste

La personnalisation est riche : tenues, titres de cartes, peintures faciales, équipements débloqués via Island Crown. Les Spocco Points, gagnés en jouant, permettent d’acheter des objets dans une boutique tournante — 1 000 points pour un objet aléatoire, sans doublons mais sans choix. Une loterie qui gonfle artificiellement la durée de vie, mais qui reste un moteur secondaire efficace.

Les modes en ligne, enfin, sont fonctionnels mais perfectibles. L’absence de mode spectateur est une vraie déception. Des variantes spéciales par sport (bowling avec obstacles, tir à l’arc à quatre sur une cible commune) amusent brièvement sans retenir longtemps. Le Pro League (classé, rang E au départ) et le Casual Online Play (non classé) complètent l’offre, sans la transformer.

Verdict : un jeu de soirée généreux, à condition d’accepter ses défauts

Alors, que vaut vraiment Nintendo Switch Sports Resort ? La réponse tient en trois points.

La générosité est réelle. Douze sports, Wuhu Island, un mode solo honnête, une personnalisation riche : c’est tout simplement le jeu de sport le plus complet jamais produit par Nintendo.

L’inégalité aussi. Certains sports sont brillants (tir à l’arc, Thumb Wrestling, skateboard), d’autres décevants (basketball, Power Cruising). Le joueur doit accepter un ensemble hétérogène — mais les sommets sont si hauts qu’ils justifient le détour.

Le multijoueur local justifie l’achat. C’est là que le jeu révèle sa magie. Seul, il est sympathique mais limité ; à plusieurs, il devient électrique. C’est un jeu de soirée, et il l’assume pleinement.

La presse ne s’y est pas trompée : Metacritic affiche une moyenne de 78–79 sur 46 critiques, ce qui en fait le deuxième meilleur score de la série, derrière Wii Sports Resort (80) et devant Wii Sports (76) et Switch Sports (72). GameSpot et Nintendo Life lui donnent 9/10, IGN 7/10, Eurogamer et Game Informer 8/10. Un accueil chaleureux, sans être dithyrambique — à l’image du jeu.

Note de la rédaction : 8/10.

Nintendo Switch Sports Resort n’est pas le chef-d’œuvre absolu de la série, mais c’est le jeu de sport le plus généreux et le plus convivial que Nintendo ait produit depuis longtemps. À condition de ne pas y jouer seul.

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Arrivée chez Publithings en 2022 en tant que rédactrice web, je pilote aujourd'hui la ligne éditoriale de technplay.com comme rédactrice en chef. De l’analyse des derniers blockbusters aux nouveautés sur la mobilité douce, en passant par l’actu du jeu vidéo et des séries cultes, je décrypte la pop culture et...

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