Les rumeurs enflent sur la Toile : le remake tant attendu de The Legend of Zelda: Ocarina of Time pourrait bien être une refonte totale, et non une simple cure de jouvence graphique. Selon des sources bien informées, le projet bénéficierait d’un « budget colossal », laissant penser que Nintendo ne compte pas faire les choses à moitié.
On parle d’une possible transformation en monde ouvert, avec des améliorations sur les « ressources artistiques, les effets visuels et la logique d’interaction ». Et cerise sur le gâteau : une Switch 2 aux couleurs de Zelda serait également en préparation, peut-être en bundle avec le jeu . L’attente promet d’être longue, mais excitante.
Un remake qui fait rêver et qui inquiète à la fois
La rumeur est tombée, portée par le toujours fiable NateTheHate et corroborée par VGC : The Legend of Zelda : Ocarina of Time aura droit à un remake exclusif sur Nintendo Switch 2, prévu pour l’été 2026. Une nouvelle qui fait bondir de joie les fans de la première heure, mais qui soulève aussi une question délicate : comment revisiter l’un des jeux les plus sacrés de l’histoire du divertissement sans trahir son héritage ? Faut-il tout changer, ou ne rien toucher ? Le débat est lancé.
Faut-il supprimer les écrans de chargement ?
En 1998, le passage de Kakariko au cimetière s’accompagnait d’un fondu au noir. La Nintendo 64 faisait ce qu’elle pouvait. Trente ans plus tard, la Switch 2 peut faire bien mieux. Et les plans de l’époque, qui laissaient deviner des chemins sinueux reliant déjà les zones entre elles, semblent prêts à accueillir une transparence totale. Breath of the Wild a montré dès 2017 que la console (et même la Wii U) pouvait gérer un Hyrule sans coupure. Pourquoi Ocarina n’aurait-il pas droit à la même fluidité ?
Un mode Master Quest plus difficile, vraiment ?
Les puristes le savent : le mode Master Quest original, proposé en précommande de Wind Waker sur GameCube, ressemblait davantage à un romhack qu’à une vraie difficulté alternative. Les ennemis déplacés, les coffres changés de place, mais la structure restait la même. Ce que les fans espèrent aujourd’hui, c’est un mode à la Breath of the Wild : des ennemis plus agressifs, une détection accélérée, un seul fichier de sauvegarde automatique, et la possibilité de mourir en un coup. De quoi donner du fil à retordre à ceux qui connaissent le jeu par cœur.
Faut-il ajouter des voix (et peut-on les désactiver) ?
Navi qui hurle « Hey ! Listen ! » fait partie du folklore. Le reste des personnages, en revanche, n’a jamais eu de voix. C’est un choix qui fait aussi le charme du jeu. Alors pourquoi ne pas proposer un compromis ? Des doublages optionnels, confiés aux actrices et acteurs qui ont brillé dans Tears of the Kingdom, mais avec une bascule dans les réglages pour revenir au silence d’antan. Une seule interdiction : que Navi reste. Les joueurs de 1998 ont souffert, ceux de 2026 souffriront aussi.
Les éléments météo peuvent-ils devenir interactifs ?
Breath of the Wild a introduit une mécanique aussi simple que géniale : la pluie fait glisser sur les parois, la foudre frappe les armures métalliques, le feu se propage dans les herbes hautes. Imaginez un instant ce que la chanson des Tempêtes et celle du Soleil pourraient déclencher dans un Hyrule revisité. Un orage qui repousse les ennemis, un soleil qui assèche les marais. Sans aller aussi loin que son successeur, Ocarina pourrait gagner en profondeur avec quelques interactions bien placées.
Les ennemis peuvent-ils avoir une vie entre eux ?
Les Lizalfos d’Ocarina attaquent toujours par deux. Mais que font-ils quand ils ne sont pas en train de combattre ? Dans Breath of the Wild, les Bokoblins se tiennent autour d’un feu, se parlent, se battent entre eux. Pourquoi ne pas offrir la même chose aux créatures d’Ocarina ? Voir deux Lizalfos échanger avant de se jeter sur Link, ou découvrir que ceux de Dodongo’s Cavern formaient un couple avant que le héros ne les sépare, ajouterait une dimension presque tragique au combat.
Pourquoi ne peut-on toujours pas frapper à cheval ?
C’est une frustration enfantine qui n’a jamais été résolue. Dans Ocarina of Time, on ne peut pas frapper avec son épée depuis le dos d’Epona. Twilight Princess a corrigé cela, et Breath of the Wild aussi. Alors oui, on peut charger dans les ennemis ou les viser à l’arc. Mais ce n’est pas la même chose. On veut pouvoir dégainer son épée en pleine course, sentir la vitesse et l’impact. C’est une question de justice cosmique.
Et si on pouvait enfin caresser le chien ?
Breath of the Wild et Tears of the Kingdom ont été critiqués pour leur impossibilité de caresser les animaux. Ocarina of Time avait pourtant un chien nommé Richard chez Mamamu Yan. On pouvait le soulever, mais pas le caresser. Un remake se doit de réparer cette injustice. Si Link peut remonter le temps, qu’il puisse aussi, une fois devenu adulte, revenir à l’époque où il était enfant pour caresser Richard jusqu’à ce que les manettes rendent l’âme. Ce n’est pas négociable.
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