Night City n’a pas dit son dernier mot. La mise à jour 2.5 de Cyberpunk 2077 débarque avec une nouvelle quête annexe, Répression, qui sert de préquelle à Cyberpunk: Edgerunners 2.
Attendez-vous aussi à une visite guidée numérique de la ville narrée par son fondateur, Richard Night, à de nouvelles tenues, à la personnalisation des cyber implantations et à une radio diffusant la bande-son de l’anime. CD Projekt RED prouve une fois de plus que Night City est une ville qui ne cesse de se réinventer.
Trois choses méritent d’être retenues de cette Cyberpunk 2077 mise à jour 2.5.
- Elle est généreuse. Deux quêtes scénarisées avec doubleurs, un nouveau style de combat, le modding sur console, DLSS 4.5 avec jusqu’à 6X Multi Frame Generation. Pour un patch gratuit, c’est plus qu’honnête.
- Elle ne remplace pas une extension. Pas de nouvelle région, pas de nouvelle histoire majeure. C’est un dernier bouquet avant de tourner la page.
- Elle mérite le détour si vous avez aimé Edgerunners 2, si vous vouliez tester le double maniement, ou si vous cherchiez simplement une raison de revenir à Night City. CD Projekt avait promis d’arrêter. Il a menti. Et pour une fois, on ne va pas s’en plaindre.
Cyberpunk 2077 mise à jour 2.5 : bien plus qu’un simple clin d’œil à Edgerunners 2
CD Projekt avait juré, presque sur la tête de Johnny Silverhand, que Cyberpunk 2077 n’aurait plus de mise à jour majeure. C’était compter sans la tentation d’un nouvel anime. Le 22 octobre 2026, jour de la sortie d’Edgerunners 2 sur Netflix, la mise à jour 2.5 a débarqué sans prévenir sur PC, Mac, PS5 et Xbox Series X|S (la version Switch 2 suivant « dans les jours qui suivent »). Et contre toute attente, ce patch gratuit va bien au-delà du simple tie-in promotionnel. Il ajoute deux quêtes scénarisées, un tout nouveau style de combat, le modding sur console et une flopée d’améliorations techniques. De quoi se demander si CD Projekt n’a pas profité de l’anime pour offrir un dernier bouquet à Night City.
Clampdown et Welcome to Paradise : deux quêtes qui valent le détour
Le cœur narratif de la mise à jour, ce sont deux nouvelles quêtes. Et contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’un contenu gratuit et promotionnel, elles ne sont pas expédiées. Les doubleurs de V ont été rappelés pour les deux missions, et les scénarios ne se contentent pas de recycler des lignes de dialogue.
Clampdown : le préquel d’Edgerunners 2
Clampdown est la meilleure des deux. Elle sert de préquelle directe à Edgerunners 2. Les événements se déroulent en 2078, un an après le jeu. Et cela place V aux côtés de Weak Kingsley, surnommé « King », un ancien edgerunner qui joue un rôle central dans l’anime. Leur mission : faire évader un ami de King de la prison de Night City. C’est un lieu massif et inutilisé ailleurs dans le jeu. Le résultat est un « solide braquage de 20 à 30 minutes, bien rythmé, mêlant dialogues percutants et action à base de flingues ». La récompense est à la hauteur. C’est un ensemble de cinq pièces inspiré de King (manteau, lunettes, pistolet) et une nouvelle arme puissante. Cerise sur le gâteau, une nouvelle station de radio, HKGN 102.0 FM, diffuse des titres de la série.
Welcome to Paradise : Richard Night en guide
La seconde quête, Welcome to Paradise, est plus contemplative. Elle se débloque après The Heist et 15 points de réputation de rue. Richard Night, le fondateur de Night City, narre une visite guidée de la ville, mais ce qu’il raconte ne correspond pas toujours à ce que l’on voit aujourd’hui. C’est une mission pour les amateurs de lore, plus lente, qui explore l’histoire de la cité. Elle s’accompagne d’une extension de la quête Fool on the Hill, avec 12 nouvelles cartes de tarot mineur à scanner.
Double Trouble, Glamdocs et mods : les nouveaux systèmes de jeu
Si les quêtes sont le cœur narratif, les ajouts mécaniques sont peut-être ce qui ramènera le plus de joueurs.
Double Trouble : le double maniement arrive enfin
C’est la fonctionnalité que la communauté réclamait depuis des années. Le perk Double Trouble, dans l’arbre Cool, permet d’équiper deux pistolets ou revolvers de catégorie Power simultanément. Quatre perks auxiliaires accompagnent cette nouveauté, et le mode photo ajoute des poses dédiées. Les dégâts sont réduits par arme et la visée est moins précise. Mais vous disposez du double de balles avant de recharger. Le résultat, selon Push Square, est « très amusant ». « Il y a quelque chose de profondément satisfaisant à entrer dans une pièce pleine de gonks et à vider deux chargeurs dans tout ce qui bouge ». Un style de jeu agressif et ludique qui donne une vraie raison de revisiter l’arbre Cool.
Glamdocs : personnaliser son cyberware
Cinq Glamdocs répartis dans des boutiques uniques (marquées d’une icône de bombe de peinture sur la carte) permettent de modifier l’apparence des Mantis Blades, Gorilla Arms, Monowire ou Projectile Launch System. Chaque Glamdoc possède sa propre scène d’introduction avec voix et animations, et propose un catalogue de skins avec des couleurs personnalisables. C’est purement esthétique : les statistiques ne changent pas. Mais pour les joueurs qui passent des heures dans le mode photo, c’est un ajout de taille.
Mods multiplateforme : la vraie surprise pour les joueurs console
C’est peut-être l’ajout le plus inattendu. Le support des mods arrive sur PC, Mac, PS5, PS5 Pro, Xbox Series X|S et Switch 2 via mod.io. Les joueurs peuvent parcourir et installer une sélection de mods directement depuis le menu du jeu, sans avoir à manipuler des fichiers. CD Projekt parle d’une « première étape » : la sélection restera limitée au départ, avec d’autres mods à venir. Les sauvegardes moddées sont signalées par une icône dédiée, et les succès et trophées sont désactivés sur console avec une sauvegarde moddée. C’est un changement de paradigme pour un jeu console, et une porte ouverte vers une communauté de créateurs beaucoup plus large.
Le reste du patch : tenues, coiffures et confort de jeu
À côté de ces ajouts majeurs, la mise à jour 2.5 glisse une série de contenus secondaires qui renforcent l’identité du jeu.
Cinq nouveaux ensembles de vêtements font leur apparition chez les vendeurs : Maxiwear (Heywood, Arroyo, Little China), Jinguji (City Center), NetWatch (Kabuki, Japantown) et IconAmerica (Pacifica, Badlands, Northside). L’ensemble NUS Infiltrator rejoint Kabuki et Japantown. Certaines coiffures de PNJ deviennent accessibles à V, avec des restrictions selon le type de corps. Le mode photo reçoit des cadres inspirés du Cyberpunk Trading Card Game.
Côté confort, le menu Load Game regroupe désormais les sauvegardes par partie, les stocks des appartements et véhicules reçoivent des filtres, et un curseur FOV apparaît enfin sur console — une demande de longue date de la communauté. CD Projekt corrige aussi un bug de sauvegarde sur Switch 2 et un problème du taxi Delamain qui bloquait parfois une quête.
Réception : une mise à jour généreuse, mais pas une renaissance
Le patch est gratuit et substantiel, mais il ne faut pas en attendre une nouvelle extension narrative. Push Square salue une mise à jour « bien plus grosse qu’elle n’aurait eu besoin de l’être » et estime que Clampdown est une quête « solide de 20 à 30 minutes ». Wccftech souligne que le patch ajoute « un nouveau build de combat » et « un modeste tie-in anime » — comprenez : le contenu est là, mais il ne faut pas le surestimer.
La réserve principale vient de Push Square lui-même : les quêtes « ne déclencheront probablement pas une nouvelle partie complète » pour la plupart des joueurs. C’est un adieu élégant, pas une renaissance. L’absence de nouvelle extension majeure (comme Phantom Liberty) reste une déception pour une partie de la communauté, mais CD Projekt n’a jamais promis autre chose.
Cyberpunk 2077 n’a peut-être plus besoin de mises à jour pour vivre, mais la 2.5 prouve une chose : CD Projekt sait encore surprendre. Et Night City, décidément, n’a pas fini de nous appeler.
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