Fini les câbles à enterrer dans le jardin : l’ANTHBOT M5 promet de tondre votre pelouse tout seul grâce au GPS, à l’intelligence artificielle et à ses deux caméras. Capable de cartographier automatiquement un terrain, d’éviter les obstacles et de regagner sa station de recharge sans assistance, ce petit robot affiche de sérieuses ambitions. Mais tient-il réellement ses promesses ? Je l’ai mis à l’épreuve dans un jardin breton, entre pelouse humide, touffes d’herbe, massifs envahissants et difficultés de positionnement. Voici mon verdict.
À première vue, l’ANTHBOT M5 a tout du compagnon idéal pour quiconque considère la tonte du gazon comme une corvée. On l’installe, on lui montre le jardin et il se débrouille pour entretenir la pelouse pendant qu’on fait autre chose.
Voilà pour la théorie. Dans la pratique, encore faut-il que le robot comprenne où il se trouve, distingue le gazon des obstacles et parvienne à couper correctement l’herbe, y compris dans les endroits difficiles.
Pour le découvrir, j’ai testé le M5 dans un jardin présentant plusieurs difficultés : une pelouse irrégulière, des zones dégarnies, une pente, de grandes plantes aux feuilles retombantes et une herbe parfois humide.
Et si l’installation ne s’est pas déroulée exactement comme prévu, le fonctionnement du robot une fois configuré m’a réservé plusieurs bonnes surprises.
ANTHBOT M5 : cinq lames, deux caméras et un GPS pour remplacer le jardinier
Le premier contact avec l’ANTHBOT M5 est plutôt rassurant. Son design est moderne, avec une carrosserie grise et noire, de grandes roues motrices cerclées de violet et un imposant bouton STOP rouge sur le dessus.
L’ensemble dégage une impression de sérieux. Les différents éléments semblent correctement assemblés, les roues paraissent robustes et les commandes physiques sont faciles à identifier.
Malgré ses dimensions compactes, le M5 embarque un équipement technologique relativement complet.
Sa navigation repose sur un système de positionnement RTK, associé à deux caméras grand-angle. Le robot dispose également du Bluetooth et d’une connectivité 4G intégrée. Cette combinaison doit lui permettre de se repérer précisément, d’identifier les limites de la pelouse et de détecter les obstacles sur son trajet.

ANTHBOT annonce la reconnaissance de plus de 1 000 types d’obstacles. Une promesse ambitieuse, que je n’ai évidemment pas pu vérifier dans son intégralité.
Autre particularité importante : contrairement aux anciens robots tondeuses, le M5 n’exige pas l’installation d’un câble périphérique enterré autour du jardin. Ses limites sont définies virtuellement dans l’application.
Sous l’appareil, on découvre un disque rotatif équipé de cinq petites lames. Sa largeur de coupe atteint 20 cm, tandis que la hauteur de tonte peut être réglée entre 30 et 70 mm depuis le smartphone.

Enfin, le fabricant destine ce modèle aux pelouses pouvant atteindre 500 m². Il annonce également une capacité de franchissement des pentes jusqu’à 45 %, soit environ 24 degrés.
Sur le papier, tout est réuni pour automatiser l’entretien d’un jardin de petite ou moyenne superficie.
Installation : le « sans fil » ne signifie pas forcément « sans complications »
ANTHBOT met en avant une installation sans câble périphérique, réalisable en une dizaine de minutes. Sur ce point, il faut reconnaître que l’absence de fil à enterrer représente un progrès considérable.
La concurrence explore parfois une autre voie : le MOVA ViAX 250, également testé sur Technplay, mise sur une navigation visuelle sans antenne RTK. Le M5 adopte une approche différente, fondée notamment sur son positionnement satellite.
Cependant, mon expérience a été nettement plus laborieuse que ce que laisse imaginer cette promesse.
Il faut dire que mes conditions de départ étaient particulières : à la suite d’un incendie et des travaux de rénovation qui en ont découlé, mon jardin principal ne disposait plus d’électricité.
Avant le test, il m’avait pourtant été indiqué que cette absence d’alimentation ne constituerait pas un obstacle.
Dans les faits, j’ai rapidement découvert une limitation importante.
Si le robot peut se déplacer et même couper l’herbe manuellement grâce à sa batterie, l’application exigeait qu’il démarre sa cartographie depuis une station de recharge installée et alimentée.
Le contrôle préalable affichait explicitement la consigne de placer le robot sur sa base de charge avant de commencer.
Impossible, donc, de créer normalement la carte de mon jardin avec la configuration dont je disposais.
J’ai finalement dû déplacer toute l’installation dans un autre jardin, disposant cette fois d’une prise électrique.

Une fois sur place, il a fallu installer la station, raccorder l’alimentation, positionner le robot et vérifier son état dans l’application.
La station doit idéalement être placée sur une surface plane et suffisamment dégagée. Or, dans un véritable jardin, les prises électriques se trouvent rarement au milieu d’une pelouse parfaitement horizontale.
J’ai dû composer avec un emplacement légèrement irrégulier, proche de la maison, ainsi qu’avec les contraintes de longueur des câbles.
La base était suffisamment stable pour effectuer les essais, mais cette installation temporaire était loin d’être idéale.
Ce premier épisode illustre une réalité : l’absence de câble périphérique simplifie considérablement le déploiement, mais elle ne dispense pas de réfléchir à l’emplacement de la station et à son alimentation électrique.
GPS et NetRTK : 32 satellites détectés, mais un démarrage compliqué
La deuxième difficulté a concerné le positionnement.
L’ANTHBOT M5 dispose d’une antenne RTK physique, fournie avec son mât et ses câbles. Mais il propose également une technologie baptisée NetRTK.
Le principe est intéressant : plutôt que de dépendre exclusivement d’une antenne installée dans le jardin, le robot peut recevoir des données de correction de positionnement via son module 4G.
ANTHBOT présente cette solution comme permettant de se passer d’une station RTK physique, sous réserve de disposer du service et de la couverture nécessaires.
D’autres modèles combinent aussi plusieurs technologies de repérage, comme le Mammotion LUBA 3 AWD, qui associe positionnement satellite, LiDAR et caméras.
J’ai donc commencé par essayer cette configuration.
Les premiers indicateurs semblaient encourageants. L’application confirmait la connexion Bluetooth, affichait une réception 4G forte et signalait une bonne qualité du positionnement satellite.
À un moment du test, jusqu’à 32 satellites étaient détectés. L’interface indiquait également la 4G comme source du signal.

Pourtant, lorsque j’ai tenté de démarrer la cartographie depuis la station de recharge, le robot a commencé à sortir de sa base avant de s’interrompre.
Sur l’écran est apparue l’erreur E103 : « Défaillance d’initialisation de RTK ».
Une nouvelle tentative a conduit exactement au même résultat.

Il aurait été tentant d’en conclure que le NetRTK ne fonctionne pas sans antenne physique. Ce serait toutefois aller trop vite : une bonne réception satellite ou 4G ne garantit pas, à elle seule, la bonne initialisation du positionnement corrigé.
J’ai finalement installé l’antenne RTK fournie, sur son mât, à proximité de la station de recharge.
Son voyant est devenu vert fixe. Après cette installation, la procédure de cartographie a pu démarrer correctement.
Le problème pratique était résolu.
En revanche, il reste impossible d’affirmer avec certitude que l’absence d’antenne était l’unique cause des erreurs précédentes. L’application affichait toujours la 4G comme source du signal, et d’autres facteurs liés à l’initialisation ou à l’environnement pouvaient intervenir.
Cette expérience mérite donc d’être rapportée telle quelle : deux échecs E103 en configuration sans antenne, puis une mise en route réussie après l’installation de l’antenne physique.
Un autre point nécessite une clarification du fabricant : les conditions de durée et de renouvellement du service NetRTK. Mon application indiquait une date d’expiration au 14 décembre 2026, tandis que la fiche commerciale européenne affirme que l’accès au réseau RTK est inclus sans abonnement supplémentaire.
La documentation officielle consacrée à l’erreur E103 fournit plusieurs pistes de dépannage, mais elle ne permet pas d’établir avec certitude la cause exacte de notre incident.
Cartographie automatique : le M5 apprend à connaître votre jardin
Une fois les difficultés de positionnement surmontées, le M5 devient nettement plus agréable à utiliser.
Il propose deux méthodes pour définir les limites de sa zone de travail.
La première consiste à piloter manuellement le robot depuis son téléphone, en suivant les contours de la pelouse.
L’application affiche alors deux joysticks virtuels : l’un contrôle l’avancement et le recul, tandis que l’autre permet de faire tourner l’appareil.
J’ai commencé par cette méthode.
Le pilotage fonctionne correctement, même s’il demande un peu de concentration. Il faut simultanément regarder le robot, surveiller les obstacles et contrôler les commandes sur l’écran.
Dans mon cas, la première carte obtenue couvrait une superficie d’environ 25 m². Son tracé n’était pas parfaitement régulier, mais il était suffisamment précis pour permettre un premier essai de tonte.

J’ai ensuite voulu tester la deuxième méthode : la cartographie automatique.
Et là, bonne surprise.
Le robot est capable de reconnaître lui-même les contours de la pelouse et de créer une carte sans qu’il soit nécessaire de le guider manuellement.
Il explore le terrain, identifie ses limites et enregistre progressivement la surface accessible.
Le résultat s’est révélé globalement satisfaisant. La carte obtenue n’était pas sensiblement plus fidèle que celle que j’avais dessinée à la main, mais l’intérêt est ailleurs : le robot effectue cette opération tout seul.
Il s’est notamment engagé sur une pente située entre le jardin et la terrasse. Cette zone comportait réellement du gazon, et son inclusion dans la carte n’était donc pas une erreur.
L’appareil a réussi à descendre, puis à remonter sans difficulté particulière.
La cartographie automatique a néanmoins montré certaines limites.
Le jardin était bordé de grandes plantes, probablement des phormiums, dont les longues feuilles retombaient parfois jusqu’au niveau du sol. Le robot s’est montré prudent face à cette végétation et n’a pas cherché à explorer complètement l’espace situé en dessous.
Le tracé obtenu s’est donc arrêté avant certaines portions pourtant herbeuses.
Dans l’ensemble, la cartographie automatique reste l’une des fonctionnalités les plus convaincantes du M5, particulièrement pour les jardins dont les limites sont bien identifiables.
Tonte automatique : le robot travaille méthodiquement, bande après bande
Une fois la carte créée, il suffit d’appuyer sur « Commencer » pour lancer une mission.
Le M5 quitte alors sa station et commence à parcourir la surface enregistrée.
Son comportement est très différent de celui d’un appareil qui se déplacerait au hasard.
Il suit une trajectoire organisée, effectue des passages parallèles, change de direction et progresse méthodiquement dans le jardin.
Cette recherche d’autonomie concerne également des modèles compacts destinés aux jardins modestes, à l’image du Husqvarna Aspire R6V.

Cette logique est particulièrement visible dans l’application, qui représente en violet les surfaces déjà parcourues.
Lors d’un premier essai, le robot a traité 9 m² en un peu plus de six minutes. Sur une autre mission, l’application a enregistré 17 m² en 17 minutes.
Ces valeurs ne constituent pas une mesure de rendement normalisée : les parcours étaient différents et le terrain comportait de nombreux obstacles, virages et surfaces dégarnies.
Elles permettent néanmoins d’illustrer le fonctionnement réel du robot.
Un détail m’a d’abord surpris : le M5 ne cherche pas nécessairement à commencer par les zones où l’herbe est la plus haute. Il suit son programme, même lorsque certaines portions ne comportent quasiment pas de gazon.
Sur notre pelouse d’essai, ce comportement pouvait donner l’impression qu’il passait beaucoup de temps à tondre de la terre.
Heureusement, l’application permet de créer des zones personnalisées pour concentrer son travail sur une portion précise du jardin.
J’ai notamment défini une zone de tonte rectangulaire d’environ trois mètres de côté, que j’ai déplacée vers une partie plus herbeuse.
Le rectangle de sélection dépassait partiellement les limites de la carte générale, mais le robot a respecté les contours réels de la surface enregistrée.
Après avoir terminé cette mission ciblée, il a émis un signal sonore, puis regagné automatiquement sa station de recharge.
Sur ce point, le fonctionnement autonome est convaincant.
On lance la mission, on surveille éventuellement les premiers passages, et le robot se charge du reste.
Qualité de coupe : un bon résultat, mais ce n’est pas une débroussailleuse
C’est évidemment le critère essentiel : est-ce que l’ANTHBOT M5 coupe correctement l’herbe ?
Globalement, ma réponse est oui.
Les passages sur les surfaces réellement herbeuses ont donné un résultat satisfaisant. Le disque à cinq lames fait son travail, et le robot parvient à entretenir la pelouse avec une régularité appréciable lorsque les conditions sont favorables.
Le système fonctionne selon le principe du mulching : l’herbe coupée est laissée sur place sous forme de petits résidus, plutôt que collectée dans un bac.
C’est particulièrement adapté à une utilisation fréquente, destinée à maintenir le gazon à une hauteur constante.
Mais il faut bien comprendre la vocation de ce type d’appareil.
Le M5 est avant tout un robot d’entretien, pas une machine destinée à remettre en état un terrain laissé à l’abandon.
La notice recommande d’ailleurs de commencer par tondre la pelouse avec une tondeuse classique, afin que l’herbe mesure moins de 7 cm avant la première utilisation.
Ce n’est pas un détail.
Dans le jardin utilisé pour mes essais, certaines touffes et herbacées dépassaient cette hauteur. La pelouse était également légèrement humide après des précipitations, ce qui n’a rien d’exceptionnel en Bretagne.
Dans ces conditions, le résultat n’a pas toujours été parfaitement uniforme.
Sur les zones déjà relativement courtes, la coupe était bonne. En revanche, les végétaux plus hauts et humides ont parfois été coupés de manière moins régulière.

Ce n’était pas catastrophique, loin de là, mais le résultat n’avait rien de chirurgical.
La comparaison photographique montre une réelle action de coupe sur les herbacées présentes dans le jardin : la végétation a été nettement raccourcie, même si des feuilles coupées subsistent autour.
Mon sentiment est donc assez simple : avec une pelouse correctement préparée, suffisamment sèche et entretenue régulièrement, le M5 paraît tout à fait capable d’assurer son rôle.
En revanche, mieux vaut conserver une tondeuse classique pour la première remise à niveau d’un gazon trop haut.
Évitement d’obstacles : l’intelligence artificielle fait ses preuves
Autre argument important du M5 : ses deux caméras, utilisées pour identifier les obstacles présents sur la pelouse.
Pour vérifier leur efficacité, j’ai placé un carton sur le parcours du robot.
Le résultat a été positif.
L’appareil a détecté l’objet et adapté sa trajectoire pour l’éviter, sans venir le percuter.

Ce comportement est rassurant : un jardin n’est jamais totalement vide, et il peut contenir du mobilier, des objets oubliés ou d’autres éléments imprévus.
Évidemment, ce test avec un carton ne suffit pas à valider toutes les capacités de reconnaissance annoncées par ANTHBOT. Je n’ai notamment pas mis à l’épreuve la détection des petits animaux, ni les performances de nuit ou dans de mauvaises conditions de visibilité.
Il démontre toutefois que la fonction d’évitement ne se limite pas à une promesse commerciale.
Pour approfondir le sujet de la détection et de la sécurité dans les jardins familiaux, Technplay a également consacré un article au robot tondeuse Segway Navimow H2.
La prudence du robot devient même parfois excessive, comme j’ai pu le constater à proximité des phormiums bordant le jardin.
Leurs longues feuilles retombantes semblent avoir constitué une limite que le M5 n’a pas voulu franchir.
Cette attitude peut se comprendre : mieux vaut qu’une tondeuse autonome évite un obstacle potentiellement dangereux plutôt qu’elle s’y engage aveuglément.
Mais elle a également des conséquences sur la couverture de la pelouse.
Bordures : le principal point faible constaté pendant le test
C’est probablement le défaut le plus visible de mes essais.
ANTHBOT met en avant les capacités du M5 à tondre près des bordures. Or, dans notre jardin, certaines portions situées sous les grandes plantes n’ont pas été correctement entretenues.
Le robot s’est arrêté avant d’atteindre plusieurs zones où de l’herbe poussait encore.

Le résultat est visible sur les photos : tandis que les passages dégagés ont été traités, des bandes de végétation subsistent au pied des phormiums et près du grillage.
Plusieurs explications sont possibles.
D’abord, les feuilles retombantes peuvent être interprétées comme des obstacles par le système de vision.
Ensuite, le robot doit respecter les limites virtuelles définies pendant la cartographie. Si celles-ci ne passent pas suffisamment près du bord, il ne peut pas spontanément les dépasser pour aller chercher les derniers brins d’herbe.
Enfin, le jardin comportait de nombreuses zones sans gazon, susceptibles de compliquer la reconnaissance visuelle du terrain.
ANTHBOT propose d’ailleurs un réglage de sensibilité de l’inspection visuelle. Dans sa documentation d’assistance, le fabricant recommande notamment de réduire cette sensibilité lorsque le robot doit traverser des zones de terre nue ou des surfaces qui ne ressemblent pas à une pelouse.
Pendant mes essais, ce réglage était resté sur « Moyen ».
Il serait donc possible d’affiner le comportement du robot avec une nouvelle configuration. Je n’ai cependant pas réalisé de comparaison complète entre les différents niveaux de sensibilité.
Le constat reste le même : dans ce jardin, le M5 n’a pas réussi à couper toute l’herbe présente sous la végétation retombante.
Une finition manuelle demeure nécessaire.
À titre de comparaison, le Husqvarna Automower 305E NERA dispose d’une fonction EdgeCut spécialement pensée pour améliorer la tonte des bordures. Cela ne garantit toutefois pas qu’il pourrait passer sous des feuilles aussi retombantes.
Cela ne signifie pas qu’il serait incapable de longer correctement une bordure dégagée et bien définie. Mais les propriétaires de jardins très plantés doivent garder cette limite à l’esprit.
Un simple ronronnement : le silence est sa meilleure surprise
S’il fallait retenir une qualité particulièrement marquante, ce serait probablement son faible niveau sonore.
Pendant les essais, j’ai trouvé l’ANTHBOT M5 remarquablement silencieux.
Par rapport à ma tondeuse classique, et plus généralement aux tondeuses thermiques ou électriques traditionnelles, la différence est frappante.
L’appareil émet surtout un petit ronronnement pendant ses déplacements et la coupe.
On entend bien qu’une machine travaille, mais le bruit reste très discret et ne donne pas l’impression d’envahir tout le jardin.
ANTHBOT annonce un niveau sonore inférieur ou égal à 58 dB en mode standard.
Je n’ai pas réalisé de mesure au sonomètre pour vérifier ce chiffre. Néanmoins, mon expérience confirme subjectivement que le fonctionnement est peu bruyant.
C’est un avantage important pour un appareil censé travailler régulièrement, parfois pendant que les occupants de la maison profitent de leur terrasse ou de leur jardin.
Le confort ne se limite d’ailleurs pas au bruit.
Le robot assure lui-même ses déplacements et son retour à la base. Il devient rapidement agréable de le regarder travailler sans avoir à intervenir.
Une fois configuré, il donne réellement cette impression d’un appareil capable de se charger d’une tâche pénible à notre place.
Application ANTHBOT : beaucoup de possibilités, une ergonomie perfectible
L’application mobile constitue le centre de contrôle du M5.
Elle permet de consulter la carte, de suivre la position du robot, de surveiller sa batterie et de lancer ou interrompre une mission.
Elle affiche également la surface traitée, le temps de tonte et les parties du jardin déjà parcourues.
J’ai particulièrement apprécié cette représentation graphique de la progression. Les zones couvertes apparaissent progressivement sur la carte, ce qui permet de comprendre la logique des déplacements.
La création de zones personnalisées est également intéressante.
Il est possible de définir un secteur particulier, de régler sa hauteur de tonte et de choisir le nombre de passages.
J’ai pu manipuler ces paramètres et effectuer une mission ciblée sans supprimer la carte générale.
D’autres fonctions sont proposées : programmation des tontes, gestion des zones interdites, sensibilité de l’inspection visuelle, détection de pluie, mode antivol et configuration des communications.
Toutes n’ont pas été testées en conditions réelles. Je ne peux donc pas me prononcer sur leur fiabilité à long terme.
En revanche, l’application mérite encore quelques améliorations ergonomiques.
Certains intitulés français sont maladroits, et la distinction entre les menus « Zone », « Zone automatique » et les outils de modification de carte n’est pas immédiatement évidente.
J’ai parfois dû explorer plusieurs écrans avant de trouver la fonction recherchée.
Les messages d’erreur peuvent également laisser l’utilisateur perplexe, notamment lorsque la réception GPS semble excellente mais que le robot refuse de démarrer.
Rien de rédhibitoire une fois qu’on a compris la logique générale, mais quelques efforts supplémentaires permettraient de rendre la première prise en main plus intuitive.
Autonomie : des résultats encourageants, mais pas de mesure complète
L’autonomie constitue naturellement un critère majeur pour une tondeuse robotisée.
Sur ce point, mon protocole n’a pas permis de mesurer la durée maximale de fonctionnement sur une seule charge.
Les essais se sont déroulés en plusieurs séquences, avec différentes cartographies, des pauses et des opérations de configuration.
Lors d’une première tonte, le robot affichait 77 % de batterie, puis 74 % après quelques minutes de fonctionnement.
À l’issue d’une mission ultérieure, l’application indiquait 34 % de batterie restante, après plusieurs manipulations et essais.

Ces chiffres permettent de suivre les opérations, mais pas de calculer sérieusement une autonomie totale.
Il serait notamment trompeur d’extrapoler la consommation à partir d’une seule petite surface.
Le M5 est annoncé pour gérer des pelouses jusqu’à 500 m², ce qui ne signifie pas nécessairement qu’il peut tondre cette superficie en une seule charge.
Pour un jardin de grande taille, la question des cycles de recharge et de la durée totale d’entretien mérite donc un test prolongé.
En revanche, le retour automatique à la station a bien fonctionné pendant mes essais.
Après avoir terminé une zone personnalisée, le robot a émis un bip puis est revenu de lui-même à sa base.
C’est précisément le comportement attendu d’une tondeuse destinée à fonctionner en autonomie.
Prix : un robot intelligent qui reste relativement accessible
Au 16 octobre 2026, le tarif promotionnel précédemment relevé sur le site européen d’ANTHBOT était de 629 €, contre un prix de référence affiché de 749 €. Ce tarif doit être confirmé au moment de la publication, car les promotions peuvent évoluer.
À ce niveau de prix, la proposition est intéressante.
Le M5 réunit un positionnement GPS/RTK, deux caméras, une connectivité 4G, une cartographie automatique, une gestion multizone et un système d’évitement d’obstacles.
Il bénéficie en outre d’une station de recharge et d’une antenne RTK physique fournies avec le produit.
Ce dernier point mérite d’être souligné : il n’est pas nécessaire d’acheter séparément une station RTK pour disposer de l’équipement que j’ai finalement utilisé pendant mes essais.
Pour prendre du recul avant de choisir un modèle, Technplay propose également un comparatif des meilleurs robots tondeuses.
Le positionnement tarifaire du M5 semble cohérent avec les prestations proposées, surtout pour un utilisateur qui souhaite éviter l’installation fastidieuse d’un câble périphérique.
Reste à clarifier précisément les modalités du service NetRTK associé au robot, avant de pouvoir évaluer complètement son coût d’utilisation à long terme.
La fiche officielle de l’ANTHBOT M5 permet de consulter les caractéristiques et le tarif en vigueur.
Verdict : l’ANTHBOT M5 mérite-t-il sa place dans votre jardin ?
Après ces essais, mon impression générale est franchement positive.
J’avais quelques réserves au départ, notamment après les difficultés rencontrées avec la station de recharge et le positionnement RTK.
Pourtant, dès que le robot a pu fonctionner normalement, il m’a convaincu.
La cartographie automatique est pratique, la navigation paraît bien maîtrisée et les déplacements suivent une logique efficace.
L’évitement du carton a fonctionné, les limites virtuelles ont été respectées et le robot a réussi à gérer une pente sans difficulté apparente.
La qualité de coupe est bonne lorsque la pelouse est correctement préparée, et le fonctionnement particulièrement silencieux contribue fortement au confort d’utilisation.
Le tout s’accompagne d’une impression de qualité plutôt rassurante.
Bien sûr, le M5 n’est pas parfait.
Son installation peut devenir compliquée lorsque les conditions de positionnement ne sont pas idéales. Les premiers essais en NetRTK sans antenne ont échoué dans mon cas, sans que la cause exacte ait pu être établie.
L’application gagnerait aussi à être plus intuitive.
Surtout, la tonte des bordures a montré ses limites sous les grandes plantes à feuilles retombantes. Dans certaines configurations, il faudra encore intervenir avec un outil de finition.
Il faut également garder à l’esprit qu’il s’agit d’un appareil d’entretien : ce n’est pas la machine idéale pour venir à bout d’une herbe très haute ou détrempée.
Mais ces réserves n’effacent pas ses qualités.
Une fois installé et configuré, l’ANTHBOT M5 donne réellement l’impression d’un robot performant, bien conçu et capable de prendre en charge une grande partie de l’entretien régulier d’une pelouse.
Pour un jardin de taille raisonnable, suffisamment dégagé et déjà entretenu, je le recommanderais volontiers.
Il ne remplace pas complètement l’intervention humaine dans tous les recoins du jardin. En revanche, il peut éviter bien des séances de tonte fastidieuses.
Et à mes yeux, c’est déjà une belle réussite.
Ce que j’ai aimé
- Un fonctionnement remarquablement silencieux.
- Une bonne qualité de coupe dans les conditions recommandées.
- Une cartographie automatique efficace.
- Une navigation méthodique et autonome.
- Un évitement du carton réussi.
- Une bonne motricité sur la pente testée.
- Un retour automatique à la station fonctionnel.
Ce que j’ai moins aimé
- Une installation parfois laborieuse.
- Des erreurs RTK inexpliquées lors des premiers essais.
- Des bordures incomplètes sous les végétaux retombants.
- Des résultats moins réguliers sur herbe haute ou humide.
- Une ergonomie perfectible dans certains menus de l’application.
- Des conditions NetRTK restant à clarifier.
Verdict final : recommandé, particulièrement pour l’entretien régulier des petites et moyennes pelouses.
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